J’aurais préféré vivre – Thierry Cohen
29 juillet 2008
Un post-adolescent (il a 20 ans) ne supporte pas de se faire rejeter par son amour d’enfance après s’être enfin déclaré auprès d’elle. Il se suicide aux barbituriques.
S’ensuit une succession de journées à contretemps. Pendant qu’une autre conscience -un autre lui-même- continue de vivre sa vie, lui se réveille de temps à autres et toujours à l’un de ses anniversaires. A chaque fois il doit se faire à la nouvelle vie que l’autre construit pour lui.
Je trouve l’idée excellente (c’est la raison pour laquelle j’ai acheté le livre). Elle est traitée comme une parabole écrite par un témoin de jéovah en manque d’inspiration.
Sérieusement, je me suis senti trahi. On achète une histoire qui peut faire réfléchir au temps qui passe, à la vie qu’on construit, aux choix qui façonnent notre existences, aux peines qu’on peut infliger à ses proches, aux bonheurs auxquels on ne profite pas … et on se retrouve avec un manifeste religieux.
C’est une oeuvre inutile: les croyants n’en ont pas besoin (à quoi bon prêcher un convaincu) et les autres se retrouvent coincés dans une théologie de bazar.
J’ai beaucoup de mal à comprendre la raison pour laquelle ce livre est précédé d’une si bonne réputation. Au-delà de la thématique religieuse que je trouve rebutante, le style est plat et pompeux à la fois (une performance).
Dois-je préciser que je n’ai pas aimé?
Entry Filed under: Livres. Mots-clefs: contemporain, navet, romans.
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