Posts tagged ‘citation’
Coquetterie
Qu’est-ce que la coquetterie? On pourrait dire que c’est un comportement qui doit suggérer que le rapprochement sexuel est possible, sans que cette éventualité puisse être perçue comme une certitude. Autrement dit: la coquetterie est une promesse non garantie de coït.
Kundera dans L’insoutenable légèreté de l’être
Questions
Une question à laquelle il n’est pas de réponse est une barrière au-delà de laquelle il n’y a plus de chemins. Autrement dit: ce sont les questions auxquelles il n’est pas de réponse qui marquent les limites des possibilités humaines et qui tracent les frontières de notre existence.
Kundera dans L’insoutenable légèreté de l’être
Orgasme
Avait-elle les yeux clos? Non, mais ils ne regardaient nulle part, ils fixaient le vide au plafond et, par instants, elle tournait violemment la tête tantôt d’un côté, tantôt de l’autre.
Kundera dans L’insoutenable légèreté de l’être
Mariage
Joëlle Milquet propose ’’L’Union fait la force’’. Elle est folle ou quoi ? Une femme qui dit non pendant 3 ans de mariage et puis qui vient dire que le mariage c’est le secret du bonheur…
Bart De Wever dans Le Soir
Contraintes
La vie est ainsi faite que les gens vivent en se contraignant mutuellement.
Haruki Murakami dans “La ballade de l’impossible“
Croissance
Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.
Kenneth Boulding
Chats
Ma mère, qui a lu tout Balzac et cite Flaubert à chaque dîner, démontre chaque jour à quel point l’instruction est une escroquerie fumante. Il suffit de la regarder avec les chats. Elle est vaguement consciente de leur potentiel décoratif mais elle s’obstine à leur parler comme à des personnes. Ce qui ne lui viendrait pas à l’idée avec une lampe ou une statuette étrusque.
Muriel Barbery dans L’élégance du hérisson
Tribus
On partage le pouvoir entre les communautés, à titre provisoire, nous dit-on, dans l’espoir d’atténuer les tensions, et en se promettant de pousser les gens, progressivement, vers un sentiment d’appartenance à la “communauté nationale”. Mais la logique du système va dans une tout autre direction: dès lors qu’il y a partage du “gâteau”, chaque communauté à tendance à estimer que sa part est trop maigre, qu’elle est victime d’une injustice flagrante, et il se trouve des politiciens pour faire de ce ressentiment un thème permanent de leur propagande.
Peu à peu, les dirigeants qui ne se livrent pas à la surenchère se retrouvent marginalisés. Le sentiment d’appartenance aux différentes “tribus” se renforce alors, au lieu de s’affaiblir, et le sentiment d’appartenace à la communauté nationale se rétrécit, jusqu’à disparaître, ou presque. Toujours dans l’amertume, et parfois dans un bain de sang. Si l’on est en Europe occidentale, cela donne la Belgique; si l’on est au Proche-Orient, cela donne le Liban.
Amin Maalouf dans Les identités meurtrières
Nationalisme
N’est-ce pas la vertu première du nationalisme que de trouver pour chaque problème un coupable plutôt qu’une solution?
Amin Maalouf dans Les identités meurtrières
Complaisance
Mais, de la compassion, nous glissons parfois vers la complaisance. A ceux qui ont souffert de l’arrogance, coloniale, du racisme, de la xénophobie, nous pardonnons les excés de leur propre arrogance nationaliste, de leur propre racisme et de leur propre xénophobie, et nous nous désintéressons par là-même du sort de leurs victimes, du moins tant que le sang n’a pas coulé à flots.
Amin Maalouf dans Les identités meurtrières
Appartenance
On a souvent tendance à se reconnaître, d’ailleurs, dans son appartenance la plus attaquée; parfois, quand on ne se sent pas la force de la défendre, on la dissimule, alors elle reste au fond de soi-même, tapie dans l’ombre, attendant sa revanche; mais qu’on l’assume ou qu’on la cache, qu’on la proclame discrètement ou avec fracas, c’est à elle qu’on s’identifie. L’appartenance qui est en cause – la couleur, la religion la langue, la classse, … – envahit alors l’identité entière. Ceux qui la partagent se sentent solidaires, il se rassemblent, se mobilisent, s’encouragent mutuellement, s’en prennent à “ceux d’en face”. Pour eux, “affirmer leur identité” devient forcément un acte de courage, un acte libérateur…
Amin Maalouf dans Les identités meurtrières
Réalité de la peur
A partir du moment où une population a peur, c’est la réalité de la peur qui doit être prise en considération plus que la réalité de la menace.
Amin Maalouf dans Les identités meurtrières
Fortune de France (tome 4) – Le prince que voilà – Robert Merle
Depuis quelques années, lorsque je suis en vacances au soleil, j’aime lire les aventures de Pierre de Siorac, un jeune nobliau protestant qui accompagne les turbulences de la France de la fin du XVIème siècle. Le premier tome parle de la petite noblesse et de la guerre de religion qui couve, le second parle de la vie quotidienne à Montpellier, le troisième du massacre de la Saint Barthélémy.
Ce quatrième opus nous fait vivre de près le combat feutré entre le roi Henri III et le duc de Guise. Siorac, en tant que médecin du roi, nous fait vivre les intrigues et les luttes de clans qui minent la cour du roi. Robert Merle décrit bien les méthodes employées par le duc de Guise pour parvenir à ses fins. Comment il soudoyait le clergé pour que ses prêches mettent en avant sa volonté de défendre l’Eglise. Les prêches remplaçaient les discours télévisés. On est abasourdi par le cynisme qui déguisait l’ambition sous le manteau de la foi.
Une des particularités de cette saga c’est qu’elle est intégralement écrite en vieux français. En effet, Robert Merle a écrit ces romans comme une chronique écrite par Pierre de Siorac. L’érudition et la précision historique ne doit pas vous laisser croire qu’il s’agit d’une ennuyeux jus de crâne. Il s’agit de romans très vivants et parfois paillards. Foin des tristes manuels d’histoire, Siorac se bat, drague et dague. C’est Dumas avec la rigueur historique. Lire le vieux français est un peu comme lire une seconde langue. Certains mots nous échappent, c’est pratiquement impossible à lire à voix haute mais, une fois dans le bain, on oublie la langue pour se délecter du récit.
Une série absolument formidable. Je ne résiste pas à l’envie de vous livrer quelques extraits. Les choisir fut très facile: chaque page est un merveilleux mélange de style et de dépaysement.
Dans le même temps, poursuivit le roi, M. Pomponne de Bellelièvre sera dépêché à Soissons pour quérir expressément au duc de Guise qu’il ne vienne à Paris que je ne l’y mande; que s’il y vient, les affaires étant ce qu’elles sont, sa venue pourrait me causer une émotion, de laquelle je le tiendrai à jamais coupable.
Monsieur de Siorac, dit Sarmacas, nullement rabattu par ma roideur, je ne doute pas que votre bonne foi désormais veillera avec le dernier scrupule à ce que Larissa ne soit jamais par vous avec sa jumelle confondue, confusion qui aurait pour tous des conséquences si amères que je répugne à les envisager, et plus encore à les nommer.
Mais Quéribus dont l’oeil avait brillé quand s’était déclos l’huis de la librairie, pour s’éteindre incontinent quand Fanchou avait paru, laissa la chambrière remplir son gobelet sans un merci et sans y toucher, envisageant son vin avec des yeux absents et ne sachant même point, à ce que je cuide, ce qu’il tenait en sa dextre.
Compter
Il y a trois sortes de personnes : ceux qui savent compter et ceux qui ne savent pas.
Benjamin Dereca
Drôle d’époque
Drôle d’époque. On se nourrit de vide et on est de plus en plus gros.
Christophe Alevêque
Interview de Reynders dans Le Soir
La crise est libérale, l’écologie est libérale, Obama est libéral. Il n’y a que la malgouvernance qui ne reste désespérément socialiste.
Didier Reynders dans Le Soir du 4 juin 2009
Le Soir: Dire “Crise libérale” selon vous, ce n’est pas correct?
Didier Reynders : Mr Madoff est en prison aux USA.
Le Soir: Pas Mr Lippens.
Didier Reynders: (silence)Le Soir du 4 juin 2009
Compter les votes
Ce qui compte, ce n’est pas le vote, c’est comment on compte les votes.
Joseph Staline
Nüremberg
Si les lois de Nüremberg étaient appliquées, tous les présidents américains de l’après-guerre auraient été pendus
Noam Chomsky
Mémoire
Le plus dur pour les hommes politiques, c’est d’avoir la mémoire qu’il faut pour se souvenir de ce qu’il ne faut pas dire.
Coluche
Confiture
Chaque fois qu’on prend les socialistes la main dans le pot de confiture, ils décident d’interdire la confiture.
Serge Kubla – MR
Baiser
Tous embrassaient mal et pourtant aucun n’embrassait mal à l’identique. Pour ma part, je ne savais pas qu’ils embrassaient mal; je croyais normal de sortir d’un baiser le nez aussi trempé qu’après la pluie ou la bouche sèche d’avoir été trop bue. Au pays du patin, les moeurs indigènes ne me choquaient jamais.
Amélie Nothomb – Antéchrista
Je me demande qui vote pour José Happart (màj)
Je comprends que, pour celui qui dispose de 1.150 euros par mois, le coût de cette mission puisse paraître excessif. Mais, par rapport à l’exercice de mon métier de parlementaire, ça ne l’est pas.
José Happart – Parti Socialiste – Président du parlement Wallon à propos de la mission parlementaire en Californie
Il y a quelques temps, un journaliste lui avait demandé combien d’heures travaillait un député wallon. Sa réponse a de quoi laisser pantois: “Cela dépend de la taille de sa circonscription électorale”. Primo, cela n’a rien à voir et, ensuite, je ne pense pas que le députés soient payés pour soigner leurs relations avec les électeurs.
Industrie du divertissement

L'industrie du disque cherche à retourner la technologie à son avantage pour retrouver ses anciens profits
JCVD
Selon les statistiques, une personne sur cinq est déséquilibrée.S’il y a quatre personnes autour de toi et qu’elles te semblent normales,c’est pas bon.
Chats
Ma mère, qui a lu tout Balzac et cite Flaubert à chaque dîner, démontre chaque jour à quel point l’instruction est une escroquerie fumante. Il suffit de la regarder avec les chats. Elle est vaguement consciente de leur potentiel décoratif mais elle s’obstine à leur parler comme à des personnes. Ce qui ne lui viendrait pas à l’idée avec une lampe ou une statuette étrusque.
Muriel Barbery dans L’élégance du hérisson
La crise est libérale, l’écologie est libérale, Obama est libéral. Il n’y a que la malgouvernance qui ne reste désespérément socialiste.