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Le quatrième Cavalier – Bernard Cornwell

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Il s’agit du deuxième tome de la saga d’Uthred le Saxon qui fût élevé par les Danes. Vers la fin du IXème siècle, les Viking déferlent depuis le Danemark sur l’Anglie qu’on n’appelle pas encore l’Angleterre. L’Anglie est constituée d’une myriade de petits royaumes que tente d’unifier le dévôt roi Alfred du Wessex.

J’avais beaucoup apprécié le premier tome que j’avais lu voici quelques années. La période historique qui suit la chute de l’empire Romain et qui précède le moyen âge est bizzarement peu exploitée par les romanciers. Le faible taux d’alphabétisation et les luttes d’influences religieuses expliquent probablement que peu de documents nous soient parvenus mais il n’en reste pas moins que la période est très fertile en intrigues pour un auteur imaginatif.

Malheureusement, j’ai trainé ce bouquin comme un fardeau qu’on se résigne à porter malgré les courbatures et les jambes flageolantes. C’est uniquement porté par le souvenir du premier opus que je suis parvenu au bout de celui-ci. Peut-être que je vieillis. On est loin des considérations politiques ou historiques bien qu’on suive le roi Alfred tout au long de l’épisode. Il semble que l’Histoire n’est faites que de batailles, de viols et de bains de sang dans une ambiance de religiosité superstitieuse. Cornwell se permet même des épisodes magiques qui auraient leur place dans un contexte de fantasy mais qui sont franchement malvenus dans un récit qui se veut historique. Au secours!

Une déception. Toutefois, j’appécierais qu’un lecteur de ce billet me recommande quelques titres qui traitent de cette période historique. L’Europe actuelle s’est bâtie pour une bonne part à cette époque et je réalise à quel point les manuels scolaires l’ont passé sous silence.

Rédigé par dflasse

8 juillet 2009 à 10:58

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L’assassin royal, tome 6: la reine solitaire – Robin Hobb

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Le moins bon et le plus magique épisode de la saga de Fitz

Le moins bon et le plus magique épisode de la saga de Fitz

C’est avec une nostalgie téintée d’amertume que j’ai refermé l’ultime tome du premir cycle de l’assassin royal. Autant je m’étais passionné pour les premiers volumes autant j’ai trouvé indigestes les multiples emprunts à la magie. Jusqu’alors, FitzChevalerie nous avait habitué à évoluer dans un monde féodal où régnait diverses formes de Magies qui étaient d’ordre plutôt exceptionnel. Une forme de don dont seuls quelques uns était dotés et dont les contours étaient mal définis. Certaines formes de Magie étaient d’ailleurs fort mal considérées par la population qui y voyait une forme de damnation (tel le Vif qui permet de communiquer avec des animaux). Bref, la Magie était un adjuvent nécessaire au développement de l’intrigue mais qui n’empêchait pas les protagosnistes à devoir affronter des situations très réelles.

Dès lors, j’ai vraiment eu beaucoup de difficultés à surmonter les cent dernières pages de la quête de Fitz et de Vérité qui, par moment, ressemblaient à un mavais épisode de DragonBall. Je lirai la suite de la saga en espérant que Hobb a évité de sombrer dans ces travers faciles dasn les prochains tomes.

Rédigé par dflasse

1 juin 2009 à 10:00

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L’assassin royal tome 5 : La voie Magique – Robin Hobb

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La suite des aventures de Fitz qui, après avoir longuement voyagé seul, se retrouve accompagné d’une équipe qui l’aidera à trouver Chevalerie pour sauver les Six Duchés de l’oppression de Royal. Ceux qui n’ont jamais lu la saga ne comprennent rien à ce charabia mais ils sont les plus chanceux: ils peuvent encore découvrir les belles et palpitantes aventures écrites par Robin Hobb. C’est toujours aussi bien écrit et, si elle respecte les codes du genre de l’heroic-fantasy, elle prend soin de bien développer toutes les intrigues et de distiller les mystères qui contribuent au suspense. Entamer un Assassin Royal est comme déballer une friandise, on sait ce qu’on va manger mais la saveur nous procure à chaque fois le même plaisir coupable.

Rédigé par dflasse

2 mars 2009 à 10:19

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Assassin Royal – Robin Hobb

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C’est toujours avec un sourire teinté de mélancolie que je referme un tome de la saga de FitzChevalerie, l’homme lige du roi Subtil, Bâtard de Chevalerie élevé par Burrich et Umbre. Que ce charabia ne vous détourne pas des aventures merveilleuses écrites par Robin Hobb. Il s’agit d’une longue série d’épisodes (à la manière d’Alexandre Dumas) qui reprennent la vie d’un enfant abandonné qui se révèle avoir du sang royal. Il est élevé comme garçon d’écurie mais les joutes politiques et les menaces externes (les pirates rouges) font qu’il se voit former comme assassin pour le roi.

Les nombreuses intrigues connexes et les personnages complexes sont à l’origine de la mélancolie que j’ai mentionné plus tôt. On s’attache tellement à leurs destins que les quitter ne fût-ce qu’un temps est comme faire ses adieux à un ami qu’on ne reverra pas avant un moment.

Ce conte d’heroic fantasy puise dans tout l’imaginaire des sagas modernes. Je pense notamment au Seigneur des Anneaux (pour l’ancrage dans un univers médiéval) mais aussi à Star Wars (dont l’histoire est manifestement inspirée). Je ne saurais trop conseiller à tous de suivre Fitz dans ses aventures. Pour ceux que l’Heroic Fantasy rebute (j’en faisais partie), cette série est sans doute la plus abordable. Pour ne rien gâcher, elle est fort bien écrite. Absolument recommandable à tout âge.

Rédigé par dflasse

23 décembre 2008 à 10:56

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Légende – David Gemmell

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Druss est une légende. C’est un vieux (60 ans!) guerrier qui a connu et vaincu tous les ennemis possibles. Tous le vénère. Cette fois, les Nadirs ont décidé d’envahir le riche empire Drenaï. Pour ce faire, ils doivent faire tomber la citadelle aux 6 murs de Dros Delnoch.

C’est léger, c’est violent, c’est de l’heroic fantasy, et c’est très bon. Les personnages feraient hurler les plus féministes (les femmes sont solides, belles et intelligentes mais elles sont aux côtés de leurs hommes) et les plus pacifiste (les combats sont omniprésents et d’une violence absurde), mais c’est fort bien écrit et donne à réflechir à l’absurdité de la guerre. Une absurdité complètement comprise par les personnages.

L’auteur enfile les annecdotes au fil du récit pour donner de la consistence aux personnages. S’il s’agit du premier livre de Gemmell, il a construit un tel univers autour de ce Fort Alamo médiéval que plusieurs livres viendront illustrer les raisons qui ont poussés Druss à venir mourir à Dros Delnoch.

J’ai lu, après avoir fini le bouquin, que David Gemmell a écrit son roman pour passer le temps alors qu’il suivait une thérapie contre un cancer. Sous cet éclairage, la lutte désespérée d’une poignée de guerriers pour défendre un bastion qui n’a aucune chance de résister à la supériorité numérique de l’ennemi, prend un autre aspect.

Ce qui fait dire au personnage du Comte qui dirige la citadelle au chef ennemi:

- Vous arrêter n’est pas ce qui compte rétorqua le comte. Cela ne l’a jamais été.
- Alors que faites-vous?
- Nous essayons de vous arrêter.
- Y a-t-il une subtilité à saisir?
- Il importe peu que vous la saisissiez. Il se peut que le destin veuille que vous gagniez. Il se peut qu’un empereur Nadir se révèle une bénédiction pour le monde entier. Mais demandez-vous ceci: s’il n’y avait eu que Druss et pas d’armée ici, quand vous êtes arrivé, vous aurait-il ouvert les portes?
- Non. Il se serait battu et il serait mort, répondit Ulric.
- Mais il n’aurait pas pu espérer gagner. Alors, pourquoi l’aurait-il fait?

Rédigé par dflasse

29 août 2008 à 10:32

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Le clan des Otori III – Lian Hearn

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J’ai adoré les deux premier tomes. La dernière partie de la trilogie m’a paru plus laborieuse. C’est probablement ma faute: je prends toujours soin d’espacer les lectures de deux livres du même auteur afin de ne pas me lasser du style ou du type d’intrigue. Plus jeune, j’ai dévoré les Bob Morane, Agatha Christie, Simenon, … Je suis incapable d’en relire ne fût-ce qu’une ligne. Un forme d’overdose.

Bref, dans le cas présent, cette règle s’est révélée contre-productive. La trilogie est très cohérente et il s’avère très difficile de se replonger dans le contexte de l’intrigue après plusieurs mois.

Je pense qu’on peut ranger le roman dans la catégorie de L’Heroic Fantasy. Ce qui rend l’histoire profondément originale, c’est que l’auteur situe l’action dans un Japon médiéval aux contours géographiques assez flous alors que l’Heroic Fantasy classique situe souvent l’action dans un monde médiéval indistinct mais clairement européen. Point de prince, princesse, chevalier ou magicien  liés par les codes féodaux pour faire place à des guerriers, des seigneurs, des dames, dedes castes qui tous respectent un code d’honneur erigé en modèle de société. La magie est remplacée par des dons que possèdent quelques individus formant une Tribu qui rapelle la secte des Ninja.

Le livre est très dépaysant mais, comme je l’ai dit plus haut, prenez garde de lire les trois tomes de manière rapprochée afin de ne pas vous perdre dans les nombreuses intrigues ou dans l’exotisme des noms.

Rédigé par dflasse

10 août 2008 à 15:52

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