Article Taggé politique
Centre démocrate
Le CDH organise des élections pour désigner un(e) successeur à Joëlle Milquet. J’aime bien les élections. Il y a un enjeu, des poses, des déclarations, un suspense, des haines, des alliances, … Pour éviter qu’il n’y ait trop de tout ça, le CDH a bien fait les choses. Un réglement en béton qui disqualifait quiconque n’était pas Benoit Lutgen (j’exagère à peine). Un comité des sages devait examiner les (la?) candidature pour vérifier qu’elle correspondait bien aux critères stricts qui encadraient la procédure.
Le hic, c’est que Benoit il n’est pas chaud-chaud. Il aime son boulot à Namur et n’a pas envie d’aller s’enferrer dans le panier de crabes fédéral. Donc, Benoit a posé sa candidature (fallait bien) et tout le monde était content.
Sauf le comité des sages qui est bien embêté pour vérifier la validité de la candidature: Benoit est d’accord d’être élu si on attend deux ans. Sinon, ça le fait pas. Le comité ne peut pas dire que le réglement fait pour élire Lutgen n’est pas bon. Mais il ne peut pas qualifier Lutgen non plus puisqu’il pose sa candidature pour dans deux ans.
En fait, j’aime bien aussi les élections au CDH. C’est réconfortant de voir à quel point un parti politique est soucieux de la transparence et respecte les réglements qu’il édicte. C’est rassurant de constater que des gens aussi pointilleux soient les mêmes que ceux qui nous représentent pour conduire le pays.
Add comment 16 novembre 2009
Taxer les banques
Imaginons que Rudy est le propriétaire d’un petit fritkot Bruxellois. Comme la commune ou il exerce ses activités voit ses caisses se vider, elle impose une taxe supplémentaire sur le litre d’huile à frite consommée. Pour faire passer la mesure, le conseil communal prend garde de peindre la mesure en vert en mettant en avant des raisons ‘environnementale’. Ca se fait beaucoup. Apprenant la chose, Rudy a hausse les épaule, augmente le prix du paquet et râle sur les politiciens qui sont tous des pourris.
Demain soir, nous allons tous voir défiler les responsables politiques nous expliquer fièrement comment ils ont pu éviter de faire payer trop lourdement les effets de la crise au citoyen pour faire peser un maximum de la charge sur les banques. Je me demande comment les banques vont réagir.
D’après moi, la contribution des banques telle qu’elle est envisagée n’est rien d’autre qu’une taxe indirecte qui sera payée par les consommateurs. Pourquoi ne pas s’attacher à lever les secret bancaire? Pourquoi ne pas mieux taxer les plus-values? Imposer les transactions? Il y a quelques années, l’industriel Flamand John Cordier a revendu pour plusieurs dizaines de millions d’euros la société Telindus qu’il avait achetée une bouchée de pain avant de la développer. Il n’a pas eu à payer un centime d’euro sur la plus-value.
Tous ces bidules qui consistent à taxer les banques et supprimer les bonus sont des fumisteries qui loupent leur objectif.
1 comment 12 octobre 2009
Les identités meurtrières – Amin Maalouf
Lorsqu’on m’en a parlé pour la première fois, c’était accompagné d’une mine ébahie: “Tu ne connais pas? C’est pourtant la base de tout!” Si je trouve le propos légèrement excessif, je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit effectivement d’une lecture fondamentale au sens où elle devrait être encouragée dès le plus jeune âge. C’est d’un style très abordable et, même si Maalouf prêchait un convaincu, j’y ai trouvé des angles d’analyses auxquels je n’avais jamais songé.
A mes yeux, la seule faiblesse de ce livre est qu’il n’en est pas un. C’est purement subjectif mais, pour moi, un bon livre est toujours un roman. Sinon, c’est un manuel ou une référence. Je sais que c’est idiot mais je n’arrive pas à considérer un texte purement factuel (telle qu’une biographie par exemple) comme un ‘vrai’ livre. Les identités meurtrières n’est même pas un essai; c’est un discours vibrant et érudit couché sur papier. L’ approche de Maalouf, toute en nuances, s’enrichit de son histoire personnelle et sa vaste culture pour appuyer son propos. C’est brillant et convaincant (même pour un convaincu). Il renverse régulièrement les prismes à travers lesquels les médias traitent l’information. Il pose l’axiome (qui me parait toutefois un peu limite) que l’identité d’un individu est composées d’une multitudes d’identités (tels que la langue, la culture, la religion, la couleur de peau, les préférences sexuelles, …) dont la conjonction fait un individu unique. Selon lui, si l’une de ces identités est mise en péril, elle prend le pas sur l’identité globale. Pour caricaturer, un noir homosexuel flamand mettra en avant l’une ou l’autre de ses identités selon qu’il vit en Alabama, à New York ou à Oostende.
Parmi les questions qui poussent à revoir sa vision du monde et de l’Histoire, nous avons:
- Est-ce la religion qui influe sur une civilisation ou une civilisation qui influe sur la religion?
- La chrétienté se serait-elle développée si elle n’avait pu s’appuyer sur le droit romain et et sur la culture grecque?
- Le marxisme aurait-il été différent s’il ne s’était développé en Russie?
Un point particulièrement intéressant est soulevé par Maalouf concernant la domination culturelle de la civilisation occidentale sur les autres civilisations. D’après Maalouf, l’accélération de la prédominance culturelle de l’occident date de la campagne d’Egypte de Napoléon en 1799. Depuis lors, que ce soit d’un point de vue politique, scientifique ou culturel, toutes les grandes évolutions (elles ne sont pas toutes positives mais elles sont toutes marquantes: cela va du nazisme à la conquête de l’espace, de l’informatique à la bombe atomique) ont pris corps en Occident. Jusqu’alors, les différentes civilisations évoluaient d’une manière asynchrone mais globalement au même rythme. La Chine, l’Inde, l’Orient, les Aztèques ont tous un moment ou l’autre été un moment ou l’autre en avance. Mais l’accélération fulgurante que connaît l’Occident depuis trois siècles n’a aucun précédent historique. Cela joue sur les autres civilisations qui doivent renoncer à une partie de leur identité pour suivre le mouvement. Un mouvement depuis trop à sens unique longtemps qui génère des frustrations. Maalouf illustre intelligemment cette dernière idée en parlant des Français qui s’insurgent contre l’envahissement des anglicismes et des fast food. Toute culture vit mal d’avoir le sentiment d’être dominée par une autre.
Les nombreuses citations que j’ai pu extraire de ce livre démontrent à quel point il m’a impressionné malgré la naïveté parfois pesante du propos de Maalouf. On ne peut que rester admiratif devant son analyse et sa vision (Les identités meurtrières ont été écrites avant les attentats de New York, l’élection d’Obama qui s’est élevé au dessus de son identité raciale pour être élu). En tant que Belge, j’avoue que j’aimerais que ce bouquin soit un préalable avant de débuter les négociations communautaires qui s’annonce.
1 comment 12 septembre 2009
Happart en vrille
J’aime bien lire les articles du journal où le nom de Happart apparaît en titre. A chaque fois, il y a un truc drôle qui suit. Le prénom importe peu. La connerie est une règle bien respectée dans la famille. Pourtant ces derniers jours, si la règle est bien suivie (une connerie dans le titre), et bien qu’instinctivement j’ai envie de me joindre à ceux qui le conspuent pour recevoir une telle somme (500.000 € en 4 ans) alors même qu’il quitte la vie politique, j’ai envie de me placer du côté de Jean-Marie.
Qu’on me comprenne bien: qu’un homme politique reçoive une indemnité lorsqu’il perd son siège, c’est très sain. Le contraire ne laisserait à la politique que ceux qui peuvent se permettre de mettre leur carrière en pause et qui ont l’assurance de reprendre leur travail une fois leur mandat révolu. Que quelqu’un qui part à la retraite bénéficie des mêmes avantages, c’est déjà plus discutable. Que le type de fonction parlementaire (ici, président du parlement) influe sur la taille du ‘parachute’, c’est également fort discutable (je ne vois pas en quoi un ex-président a plus de difficulté à se réinsérer dans la vie active qu’un parlementaire ‘normal’). Que ce ‘parachute’ soit une enveloppe globale est aussi une bizzareté. Le paiement de ces mensualités devrait être interrompu lorsque l’ex-parlementaire retrouve un travail ou un statut équivalent.
Ce qui ne souffre pas de discussions, c’est qu’Happart doit avoir cet argent. Tout comme Donfut d’ailleurs. Quoiqu’on pense de la somme, de la personne ou de l’opportunité de lui octroyer. Une règle est une règle. Un contrat est un contrat. Le vrai scandale se trouve dans l’incompétence des personnes qui ont rédigés et approuvé ces contrats. Et, là, on touche à quelque chose de bien plus grave et moins folklorique que ce cas Happart. Qui a approuvé les émoluments de Votron? De Miller? De Donfut? De Happart? D’Ecclestone? Qui a approuvé les comptes de la Carolo? De Fortis? Des incompétents. Des conseils (!) d’administration. Des groupes parlementaires. Et ce sont souvent les mêmes qui hurlent au scandale des sommes engagées!
Je propose de créer une fondation pour qu’Happart touche son pognon et qu’on n’entende plus parler de lui! Quitte à ce qu’il y ait moins de bêtises dans les titres des journaux.
Add comment 10 septembre 2009
Terroriste – John Updike

Un grand livre
J’ai un peu de mal à parler de ce livre comme d’un roman. John Updike a écrit un essai sur le terrorisme en le travestissant d’une intrigue pour lui donner des airs de roman. A l’aide d’une plume vivace et cultivée, il retrace l’histoire d’un jeune homme qui accepte une mission suicide pour commettre un attentat à New York.
L’auteur contemple l’Amérique à travers les yeux des protagonistes de son intrigue assez légère mais bâtie sur des fondations extrêmement solides. C’est ainsi que le vieux professeur athée d’origine juive porte un regard nostalgique sur le pays de sa jeunesse ou qu’un jeune homme mi-arabe mi-irlandais s’investi dans sa Foi musulmane comme un jardinier place un tuteur pour que sa plante pousse bien droit. Dans une petite ville dont l’avenir est derrière elle et dans une Amérique dont les valeurs se limitent au consumérisme et à l’argent, peu d’options sont à la portée de sa jeunesse. Le jeune lycéen en quête d’identité en quête de valeurs se retranche dans la Foi.
John Updike brosse un portrait très sombre d’une Amérique qui aurait perdu ses repères. De longues et passionnantes digressions appuient son propos dans un langue magnifique quoique parfois baroque. Hormis dans les dialogues, Updike ne sait pas faire de phrase de moins de 10 lignes (j’exagère à peine) ce qui donne un texte souvent magnifique sans être pédant mais qui rend aussi la lecture difficile. Ne tentez pas de lire ce bouquin lorsque que vous n’êtes pas complètement concentré ou trop fatigué pour regarder un nanar à la télévision.
Je n’avais jamais rien lu d’Updike le classant inconsciemment d’une manière totalement arbitraire dans la catégorie des auteurs intellos pontifiants (à côté de BHL). Je ne saurais trop vous recommander ce livre pour le regard qu’il porte sur notre civilisation. Le trait peut parfois être caricatural mais il est absolument lucide sur le fond.
1 comment 18 août 2009
Enseignants
Ceux qui savent faire font, ceux qui ne savent pas faire enseignent, ceux qui ne savent pas enseigner enseignent aux enseignants et ceux qui ne savent pas enseigner aux enseignants font de la politique.
Muriel Barbery dans L’élégance du hérisson
Add comment 21 juin 2009
Elus buissoniers
C’est promis, après j’arrête de m’indigner sur la pratique politique. Je ferai comme tout le monde: je râlerai dans mon coin ou je traiterai de fripouilles les politiques les plus exposés.Ou pire, je me tairai. Comme la grande majorité d’entre nous.
En effet, tout le monde semble avoir renoncé. Nous sommes tous résignés. Personne ne s’étonne. Un seul leitmotiv: “Ca a toujours été comme ça.”
Je ne vais pas illustrer mon propos en prenant l’exemple trop évident de Didier Donfut qui a été élu confortablement par une population amorphe. Non, je vais simplement citer les noms de quelques élus hennuyers. Ils sont pratiquement tous PS (il y a un CDH) mais c’est un hasard du à la forte proportion d’élus PS en Hainaut. Aux dernières élections, il ont rassemblé sur leurs noms plus de 140000 voix cumulées (uniquement sur le Hainaut!).
Paul Magnette, Eric Massin, Ingrid Collicis, Catherine Fonck, Didier Donfut, Camille Dieu, Philippe Busquin ont tous en commun d’avoir reçu un mandat fort de la part de leurs électeurs. Tous ont arpenté les quartiers, serrés des mains sur les marchés, ont fait la bises dans les meetings.
Tous ont en commun d’avoir d’ores et déjà annoncé qu’ils n’iraient pas siéger à Namur pour remplir le mandat qu’ils ont sollicité! Elio Di Rupo (près de 45000 voix) a annoncé qu’il allait s’appliquer le décumul des mandats. Très louable en soi mais je vous parie mon dernier slip qu’il n’ira pas au parlement wallon. Armand De Decker ne fait pas mystère qu’il ne quittera le sénat pour la région bruxelloise que si il en devient le président. Si le siège de député n’est pas assez chic pour Armand, pourquoi se présente-t-il sur les listes?
Ce qui m’énerve le plus, c’est l’apathie générale. Quand on pose la question, tout le monde s’en indigne mais aucun mouvement d’opinion ne se cristallise.
Un dernier exemple de pratique douteuse. La RTBF a passé un reportage dans “Question à la une” sur les célébrités ou les “fils de” qui se présentaient aux récentes élections. Un quizz de culture politique générale a été posé à des gens aussi différents que Jean-Claude Defossé, Anne Delvaux, Julien Uyttendaele, Pierre Mishiga, Florence Reuter ou Frédérique Ries. Les résultats sont ahurissants. Seuls Defossé et Ries semblent savoir de quoi ils parlent. Anne Delvaux (journaliste qui a présenté le journal télévisé pendant près de 13 ans) a même estimé que Bruxelles compte environ 80% de néerlandophones!
Ca a toujours été comme ça.
3 comments 13 juin 2009
Coup de blues
J’adore suivre les joutes politiques. J’aime ce mélange de théâtre et de mauvaise foi sur fond d’enjeux réels et concrets. C’est avec un plaisir coupable que j’écoute Happart grommeler ses stupidités, Reynders énoncer ses insultes acides et Di Rupo nous menacer d’un “bain de sang social”.
Par contre, depuis dimanche soir, je frise l’indigestion. Un peu comme un gamin qui aurait abusé des friandises. Les premiers symptômes sont apparus lorsque Michel Daerden nous a affirmé avec sa gouaille si particulière que “tout allait bien”. Cela s’est aggravé lorsque Happart nous a annoncé sans ciller qu’il se verrait bien redevenir ministre de l’agriculture. Didier Donfut l’a rejoint dans son délire en se proposant d’aller siéger en argant de la très bonne raison qu’il avait été élu.
Il est clair que le PS a été injustement visé dans son ensemble du fait du comportement de quelques uns de ses mandataires. Bien qu’il s’en défende, le PS est néanmoins responsable de n’avoir pas pris de mesures préventives. Il cultive depuis des années un systèmes de contrôle des rouages administratif (vendredi dernier, le responsable des ressources humaines de la provice de Hainaut a mis en garde par courrier le personnel de la province contre le vote Ecolo). Comment expliquer que Daerden est tête de liste régionale et pas Marcourt si ce n’est que les fédérations PS dictent leurs volontés au parti.
Que tout cela soit adoubé par l’électeur me rend plutôt mélancolique.
Add comment 9 juin 2009
Rase campagne
Voilà. On ferme. On range les discours, on graisse les armes pour qu’elles puissent reservir. Un dernier banquet d’adieu ce soir et puis, on recommence à vivre comme avant. Les programme d’été vont remplacer les débats électoraux à la télévision. Les journaux vont s’amincir (à croire qu’en été, ils font aussi régime pour être appétissants en maillot sur la plage).
Jean-Michel va passer dans la classe des grands. Il va petit à petit perdre ce sourire d’enfant qui peut pour la première fois se promener dans la campagne sans un grand frère pour lui tenir la main. Il grandit. Il ne sait pas encore qu’être adulte c’est aussi vieillir plus vite.
Joëlle va continuer à étudier. C’est une élève bosseuse et sans imagination. Quoiqu’on lui demande, il faut qu’elle récite leçon. Une machine à réciter ses tables de multiplications. Elle a bien travaillé mais ne se rend pas compte qu’elle prend tellement à coeur son rôle d’intello de la classe que personne ne lui demande jamais de jouer avec elle.
Didier va arrêter de terroriser Elio. Leurs chamailleries enfantines laissent les adultes perplexes. Difficile de dire ce qui inquiète le plus. Leur manie de s’insulter ou de rapporter l’un sur l’autre. Dire que ça fait des années qu’ils sont chefs de classe.
Add comment 7 juin 2009
Interview de Reynders dans Le Soir
La crise est libérale, l’écologie est libérale, Obama est libéral. Il n’y a que la malgouvernance qui ne reste désespérément socialiste.
Didier Reynders dans Le Soir du 4 juin 2009
Le Soir: Dire “Crise libérale” selon vous, ce n’est pas correct?
Didier Reynders : Mr Madoff est en prison aux USA.
Le Soir: Pas Mr Lippens.
Didier Reynders: (silence)Le Soir du 4 juin 2009
3 comments 4 juin 2009
Compter les votes
Ce qui compte, ce n’est pas le vote, c’est comment on compte les votes.
Joseph Staline
Add comment 26 mai 2009
Désert économique
Pour contrer les arguments d’ecolo, Didier Reynders et son parti répète à l’envi qu’ “On ne peut pas bâtir un paradis environemental sur un désert économique”.
On suit pourtant la proposition inverse depuis près de deux siècle (un désert environemental pour un paradis économique) sans grand succès du point de vue de la planète. On peut même dire que le paradis économique a sérieusement muté en une horreur économique au cours des 50 dernières années. Dès lors, pourquoi ne pas tenter de suivre la proposition de Reynders inversée?
Cette antienne m’amène une autre réflexion qui tient plus à la forme. Elle représente un cas typique du slogan publicitaire qui devient une vérité à force d’être répété. C’est énoncer une vérité que de dire que le développement économique prime sur le développement durable est vérité puique je l’ai facilement retenu. Un peu comme on peut affirmer qu’on peut remédier à un coup de fatigue avec une barre chocolatée (et ça repart). Le slogan est simpliste, facile à retenir et tue toute contre-argumentation dans un échange d’idée balisé par le chronomètre. Un peu comme le ferait une maxime populaire. “Les contraires s’attirent”. Ou bien est-ce “Qui se ressemble s’assemble”?
Add comment 20 mai 2009
Mémoire
Le plus dur pour les hommes politiques, c’est d’avoir la mémoire qu’il faut pour se souvenir de ce qu’il ne faut pas dire.
Coluche
Add comment 17 mai 2009
Confiture
Chaque fois qu’on prend les socialistes la main dans le pot de confiture, ils décident d’interdire la confiture.
Serge Kubla – MR
1 comment 16 mai 2009
Je me demande qui vote pour José Happart (màj)
Je comprends que, pour celui qui dispose de 1.150 euros par mois, le coût de cette mission puisse paraître excessif. Mais, par rapport à l’exercice de mon métier de parlementaire, ça ne l’est pas.
José Happart – Parti Socialiste – Président du parlement Wallon à propos de la mission parlementaire en Californie
Il y a quelques temps, un journaliste lui avait demandé combien d’heures travaillait un député wallon. Sa réponse a de quoi laisser pantois: “Cela dépend de la taille de sa circonscription électorale”. Primo, cela n’a rien à voir et, ensuite, je ne pense pas que le députés soient payés pour soigner leurs relations avec les électeurs.
Add comment 21 avril 2009
Die Welle – La Vague

Un film à voir et à faire voir
En Allemagne, un professeur vaguement anar et rock ‘n roll (le genre de prof que ses élèves tutoient) se voit confier à contrecœur d’exposer les tenants et aboutissants de l’autocratie à une classe de terminale secondaire. Très vite, il se retrouve confronté à des étudiants lassés de s’entendre parler des nazis et des dictateurs. Pour eux, ils sont trop au courant, trop alertés pour qu’une telle abomination se reproduise aujourd’hui. Le professeur change de méthode et instille une nouvelle discipline et un esprit de groupe qui va souder sa classe.
Cette fiction dramatique dépeint sans jamais lasser le spectateur les mécanismes du fascisme. Ses bienfaits pour le groupe (cohésion, élimination des différences, soutien mutuel, signes de reconnaissance, …) sont au prix du rejet des personnes ne faisant pas partie du groupe ou ne partageant pas l’intégralité de ses valeurs. La dynamique mise en place par le professeur lui échappe petit à petit pour aboutir à la dépersonnification des élèves au profit du groupe.
A mon avis il serait dommage de réduire le message du film au seul fascisme politique. La dynamique pourrait s’appliquer à tous les groupes qui basent leur cohésion sur l’identité. Les supporters, les fans qui suivent leurs idôles, les religieux qui confondent codes et rites spirituels peuvent tout à fait se retrouver victime des mêmes dérapages. La force du film est de ne jamais aborder le sujet sous le seul angle politique ou historique.
Saisissant et essentiel. Je vous invite tous à voir et à faire voir ce film.
Par parenthèse, je trouve triste qu’on nous matraque avec la promotion de films insipides (Coco, Indiana Jones 4, Safari, Slumdog Millionaire, Milk, Watchmen, …. la liste ne s’arrêtera pas) et qu’on passe à côté d’un tel bijou.
Add comment 8 avril 2009
G20 et le mot qui fait peur
C’est fait. Les édiles mondiaux se sont penchés sur les problèmes du monde et ont injecté nos milliards et pourfendu notre beau paradis fiscal pour restaurer la confiance en attendant la relance. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous mais, en ce qui me concerne, relance est un mot qui me fout les jetons.
Il implique qu’on place tous nos efforts pour effacer le désastre où nous a conduit l’ancien système en attendant de pouvoir le relancer. Ce beau système qui rend les riches toujours plus riches et les plus pauvres plus nombreux. La croissance qui ne mesure que la richesse générée en un temps donné. Pas le bien-être, pas le pouvoir d’achat (devenu l’aune du bonheur dans les médias), pas le niveau d’éducation. Juste la richesse générée. Pas sa répartition. Le ratio entre les salariés les mieux payés et ceux du bas de l’échelle n’a fait que s’agrandir ces 30 dernières années. Le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté n’a fait que croître. Et tout ce que demandent les élites en place est que ça reparte pour trente nouvelles années.
La relance.
Deux millions de personnes défilent dans les rues pour exprimer leur angoisse de l’avenir et tout ce qu’on en retient, ce sont les polémiques entre les organisateurs et la police. Trois millions pour les uns et 500.000 pour les autres. Un débat fondamental.
Vingts personnes (selon les organisateurs, la police présente en masse n’a pas pensé à compter) se réunissent à Londres et c’est une grand messe où chaque mot est rapporté dans le monde entier. Et tous les 20 n’avaient qu’un mot à la bouche: relance. On a utilisé les paradis fiscaux comme cache-sexe (vous saviez que Jersey était une île qui tirait toutes ses ressources de la pêche et du tourisme? en tous les cas, ce n’est offciellement pas un paradis fiscal. Et la Belgique est au même niveau que Monaco. Cool.) mais tous les trilliards injectés n’ont qu’un seul but. Relancer le système. Comme avant.
Ca me fiche le bourdon.
1 comment 6 avril 2009
Opel aux oeufs d’or
L’industrie automobile est sur les genoux. La faute à la crise et aux méchants banquiers qui ne veulent plus allonger les crédits. Qu’ils disent.
La voiture s’est réellement démocratisée au cours des années 60. C’est à cette époque que les ménages ont réellement commencé à s’équiper et a apprivoiser cette nouvelle forme de mobilité synonyme de liberté. Lorsque chaque ménage a eu sa voiture, il a fallu trouver de nouveaux débouchés. C’est ainsi que la publicité pour les voitures a entamé sa crue. Avez-vous déjà remarqué le nombre de publicités automobiles? Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais j’achète plus de yahourts que de Laguna.
Devant le succés du consumérisme automobile (deux voitures par ménage!), les constructeurs ont du faire évoluer leurs technologies. Deux tendances lourdes se sont imposées: l’automatisation des chaînes de montage (par conséquent, une augmentation de la capacité de production) et une amélioration des produits. Il n’est plus rare de pouvoir conserver sa voiture pendant 10 ans. L’augmentation de la durée de vie d’un produit conjuguée à une croissance de la production dans un marché de dimension finie mène à la situation actuelle. Les routes sont engorgées et le consommateur rechigne a persister de considérer la voiture comme un signe de reconnaissance sociale. La voiture a perdu de son aura au profit d’autres de ces signes qui se sont multipliés ces dernières années (gadget électroniques, city-trips, …) Là encore, l’augmentation du nombres de produits mis à la disposition du consommateur aux moyens financiers finis se fait au détriment des produits qui occupaient seuls la case “je me fais plaisir” du budget familial.
Les pouvoirs publics perfusionnent aveuglément l’industrie automobile comme elle l’a fait pour les mines et la sidérurgie pendant des années. En pure perte d’un point de vue économique. Socialement, il est impensable de procéder autrement à condition d’éviter tout court-termisme. En effet, cela fait des années que la consommation automobile est subsidiée par la fiscalité des entreprises . Une immatriculation sur deux est une voiture de société. Pensez-y quand vous êtes coincé dans un bouchon. Le coût du travail en équipe (une mesure taillée sur mesure pour les chaînes de montage automobile) a été abaissé à de nombreuses reprises pendant la dernière décennie en puisant dans les deniers publics. Malgré tout, Renault Vilvoorde a fermé, Volkswagen a fermé (pour rouvrir sous le nom d’Audi avec moitié moins de personnel), Opel Anvers a perdu des centaines d’ouvriers, Ford Genk a subi plusieurs restructuration …. et tous sont au bord de la fermeture. Ainsi que leurs nombreux sous-traitants.
Nous avons perdu de nombreuses années (et des sommes gigantesques) pour nous préparer aux réalités économiques actuelles. Je réfute que la crise financière soit responsable d’autre chose que d’une accélération de l’obsolescence du rôle économique de la voiture. Il est plus que temps d’investir dans d’autres voies. Je comprends la peur paniques des politiques flamands mais un minimum de courage s’impose à eux. Racheter Opel ne changera rien au fait qu’il y a une surcapacité de production et une diminution structurelle de la demande.
Add comment 5 mars 2009
Deliquescence de la morale ou nouvelle vigilance?
La litanie des “affaires” politiques et des scandales financiers semble s’emballer ces dernières années.
Les délicatesses des élus carolos furent les prémisses de la chute d’Anne-Marie Lizin. Même si certains échevins carolos se comportèrent comme de vulgaire voyous et que Lizin n’a fait que soigner son ego, les deux comportements ont la même racine que les éditorialistes ont pudiquement nommés l’estompement de la norme. Le point commun entre Lizin et Van Gompel c’est que tous les deux sont persuadés de n’avoir rien fait de mal et de subir une chasse aux sorcières.
C’est tout aussi intéressant de voir les justifications des anciens dirigeants de Fortis qui utilisent un vocabulaire très proche de ces élus. Si Votron et Lippens se taisent et se cachent, Herman Verwilst admet que l’ego des dirigeants a pu jouer un rôle dans la suite de décisions catastrophiques sur le plan financier mais également sur le plan de la morale. Que Votron trouve normal de recevoir un tel bonus lorsqu’il fut débarqué pour sa mauvaise gestion est un autre bel exemple d’estompement de la norme. Tous disent qu’ils n’ont commis aucune erreur et que la faillite de leur politique n’est due qu’au contexte international.
La liste de ces comportements douteux révélée ces dernières années est très longue (je pense aux élus qui ne paient pas leurs impôts, aux coureurs cyclistes qui roulent de plus en plus vite, …). Il y a deux façon d’interprêter le phénomène. Soit la morale est en pleine déliquescence et cela explique tous ces dérapages incontrolés. Soit la vigilance citoyenne profite des moyens mis à sa disposition pour faire valoir son avis. Les élites sont remises en question. Auparavant, pour faire entendre sa voix, il y avait les manifestations, les grèves (qui va faire grève contre les dépenses de Lizin?), les tribunes dans les journaux (réservée à une certaine élite intellectuelle ou politique)… et c’était à peu près tout. Désormais, il faut compter avec les forums, les blogs, les pétitions en ligne qui permettent au citoyen de clamer son indignation. Je pense que l’émergence de ce cinquième pouvoir correspond à un besoin né d’une méfiance envers les élites. Le lendemain de l’émission de la RTBF Bye Bye Belgium, l’entièreté de la classe politique belge francophone criait à l’irresponsabilité en exigeant qu’on sanctionne les coupables. C’est en sentant les vents contraires soufflants dans les blogs et les forums que le discours a tourné. En quelques heures. Dix ans auparavant, cela n’aurait pas pu se produire. Cette vigilance démocratique est un outil certe dangereux mais surtout indispensable.
4 comments 19 février 2009
W – Oliver Stone
C’est avec un peu de dédain que j’ai entamé double you car je pensais n’y voir qu’un de ces pamphlets vindicatifs et, au final, sans intérêt. Comment avoir le recul nécessaire pour illustrer un personnage historique (si!) qui n’a pas encore quitté ses fonctions?
J’avoue avoir été très agréablement surpris. Le sujet est suffisamment difficile pour être casse gueule. Le film se déroule sur deux plan temporels qui s’entrelacent pendant près de deux heures: d’une part la préparation de la guerre en Irak jusqu’à la prise de conscience de l’échec, d’autre part, des flash back qui reprennent les instants saillants qui ont conduit W a se présenter à la course à la présidence. Rien sur 9/11, rien sur l’élection déplorable de 2000, rien après juin 2003.
L’hypothèse d’Oliver Stone est que W a souffert toute sa vie de l’ombre de son père qui mettait tous ses espoirs dans son frère Jeb plus brillant. Dès lors, il a tout fait pour démontrer à son père qu’il méritait d’être son fils. La théorie laisse un goût de psychiatrie de bazar mais il faut reconnaître qu’elle colle aux faits publics. L’hystérie collective qui a affecté les USA en 2002 (après tout, le congrès a voté en majorité cette foutue guerre) prend une autre dimension lorsqu’on y supperpose la hantise du décideur en chef de ne pas être à la hauteur de son père.
Stone est finalement très indulgent pour Georges W. Bush. S’il est alcolo, incapable de tenir un job, faible, il est aussi capable de rebondir spectaculairement, sincère dans sa volonté de répandre la démocratie et la liberté dans le monde. Il est aussi très mal entouré entre un Donald Rumsfeld halluciné, une Condoleeza Rice amoureuse transie et un Dick Chesney machiavélique, W n’était pas à la hauteur de la situation. Le film se termine sur une apparition publique que l’on a tous vu où W est complètement désarçonné par une question d’un journaliste qui lui demande quelle place il pense laisser dans l’histoire. Cette scène donne un reflet tragique à un homme qui réalise qu’il gardera l’infamie de la médiocrité associée à sa présidence.
A noter la prestation stupéfainte de l’acteur Josh Brolin qui -bien qu’il n’a que peu de ressemblance avec W- nous fait oublier le visage d’un gars qu’on a vu quotidiennement pendant 8 ans.
Add comment 1 février 2009
La fin de Lizin?
On dirait bien qu’Anne-Marie Lizin a perdu le crédit qui lui restait. L’ironie ou la justice veut qu’elle tombe par là où elle a toujours péché: l’orgueil médiatique. Elle n’a jamais pu s’empêcher de paraître à son avantage devant une caméra. La convalescence qu’elle suit suite à son accident cardiaque ne l’a pas empêché d’aller disserter sur France 24 alors qu’elle se refuse à s’expliquer sur les dépenses jugées inapropriées qu’elle a effectué sur le compte de l’hôpital public hutois.
Si on peut comprendre que sa santé nécessite un repos complet, il est plus difficile de justifier son apparition publique.
A mon sens, il y a beaucoup plus difficile a justifier encore. Voici des années qu’on fustige la démagogie et le sens de la mise en scène de la bourgmestre de Huy. Je me rappelle de ce reportage de la RTBF qui montrait la réception (aux frais de la commune) organisée pour fêter la légion étrangère accordée par la France à Mme Lizin. La procession qui s’affichait aux marches de la maison communale avait des relents du 16 ème siècle où la populace était invitée par le seigneur pour ripailler. Mme Lizin poursuit en justice le journaliste pour ce reportage où il était également question d’employés communaux distribuant des tracts électoraux pour Mme Lizin pendant leurs heures de travail.
Apparemment, le parti socialiste perd patience et prend conscience que ces comportements nuisent gravement à l’image du parti puisqu’Elio Di Rupo s’est réjoui que Mme Lizin allait mieux et le bureau du parti l’a convoquée pour s’expliquer ce mardi. Le souvenir des dernières élections où le PS était plombé par sa gestion de la crise de Charleroi doit rester vif au boulevard de l’Empereur.
La Mauvaise Foi de Lizin me manquera.
Add comment 26 janvier 2009
Marino Keulen
Le ministre des affaire intérieures de la région flamande a une conception intéressante du respect de la loi. Lorsqu’il a refusé de nommer les trois bourgmestres élus de la périphérie bruxelloise, il s’était étonné qu’il doive s’expliquer alors qu’il ne faisait qu’appliquer la loi (en fait une simple circulaire). Même si on peut discuter de la force d’une circulaire, on peut aussi comprendre sa logique.
Ce lundi, il a déclaré qu’il ne sanctionnerait pas les bourgmestres du Brabant Flamand qui refuseraient d’organiser les éléctions. Un ministre accorde préventivement un blanc-seing à des élus qui pourraient refuser d’appliquer la loi! On vit dans un pays formidable.
Add comment 15 janvier 2009
Impôts
Ne pas payer ses impôts, c’est immoral.
Ne pas rendre sa feuille d’impôt, c’est idiot.
Ne pas rendre sa feuille d’impôt ni les payer cinq années de suite, c’est illégal.
Ne pas rendre sa feuille d’impôt ni les payer cinq années de suite en étant un responsable MR de Charleroi, c’est d’une stupidité sans nom.
Add comment 15 janvier 2009
L’obscurité n’est pas la sécurité
Des chercheurs de l’UCL ont mis au point un logiciel capable d’extraire des données de la carte MoBib de la STIB. Cette carte permet à l’abonné des transports en commun bruxellois de pointer son abonnement devant un portique sans contacts physique. L’abonnement électronique est aussi nettement plus flexible. Il en ressort un confort pour l’usager et un meilleur contrôle pour l’entreprise publique.
Toutefois, contrairement à ce qu’avaient affirmés les responsables de la STIB relayés par les édiles politiques (Pascal Smet), cette carte contient des informations qui posent question d’un point de vue de la vie privée (les 3 derniers voyages, le nom, l’adresse, etc.). En soi, je ne crois pas que cela soit un problème puisque les controleurs doivent avoir la possibilité de … contrôler. Ce qui l’est plus, c’est que ces données sont accessible en clair. Cela signifie que n’importe qui disposant d’un lecteur de carte (20 € en grande surface) et du programme exploitant la faille mis au point par les chercheurs de l’UCL peut lire les données personnelles du détenteur de la carte.
C’est ici que la faute commence. Les responsables cités plus haut contre-attaquent en en argumentant que les chercheurs sont des pousse-au-crime! Qu’ils donnent aux personnes mal intentionnées des outils pour perpétrer leurs méfaits! Après avoir menti (il ont toujours prétendu que ces données n’existaient pas), ils reportent leurs responsabilités (une politique de sécurité défaillante et une négligence du respect à la vie privée) sur ceux-là même qui ont mis en lumière leur incompétence. Dans le passé, les grandes firmes informatiques qualifiaient abusivement de pirates les curieux qui rendaient publique une faille de sécurité de leur produit. Avec dix ans de retard, les responsables bruxellois tiennent le même discour irresponsable.
Lorsqu’un citoyen découvre un problème, il est de son devoir de le faire savoir afin que le problème soit résolu par le responsable. Il est du devoir de la STIB de corriger son problème de sécurité. Si les chercheurs ne l’avaient pas fait, une personne moins bien intentionnée aurait pu en profiter sans que l’usager de la carte Mobib puisse se douter que cela était possible. En matière de vie privée, la transparence s’imposent à ceux qui se vantent de vouloir la préserver. En l’occurrence, l’encryption des données suffirait à résoudre le problème vis-à-vis des usagers.
Nous avons une fois de plus la preuve de l’incapacité des médias à éclairer le citoyen sur des sujets difficiles tels que la vie privée ou le danger des puces RFID.
Add comment 11 janvier 2009
Guerre médiatique
J’ai déjà évoqué auparavant à quel point j’avais du mal à suivre la stratégie politique d’Israël en ce qui concerne leur contentieux avec les palestinien. J’avoue que j’ai encore plus de mal à comprendre leur stratégie de communication. En imposant un embargo à tous les journalistes occidentaux, les médias se retrouvent avec les palestiniens comme unique source d’information. On peut également penser que le Hamas censure ces information. Dès lors, on ne voit sur les télévisions occidentales que des images horribles d’enfants morts, de civils mutilés et de femmes en pleurs. Si ces victimes sont intolérables et indiscutables, j’ai beaucoup de mal à croire qu’il n’y a aucun Palestinien armé à Gaza. Nous n’avons vu aucun combattant. Tout un pan de la réalité de la guerre est oblitéré. On se demande comment une armée entrainée et bien équipée telle que Tsahal met autant de temps à mater un Hamas totalement inexistant dans les reportages dont nous abreuvent les télévisions du monde entier.
Au delà de toute mise en perspective, Israël est perçu chez nous comme l’unique agresseur et le bourreau d’un peuple. Des gens éduqués profitant de leur supériorité pour anéantir un ennemi malingre et infortuné. Ce qui m’amène à penser qu’Israël a déjà perdu la guerre de la communication. Et, par les temps qui courent, la défaite politique suit souvent la défaite médiatique.
Add comment 10 janvier 2009
La crise est libérale, l’écologie est libérale, Obama est libéral. Il n’y a que la malgouvernance qui ne reste désespérément socialiste.![Reblog this post [with Zemanta]](http://img.zemanta.com/reblog_e.png?x-id=e7eb4dd4-81f0-4b2d-8c0f-085b6bb84138)