Tout peut arriver

Vraiment tout

Posts Tagged ‘société

Bons de réduction électroniques sur internet

sans commentaires

Un article du Soir m’a fait sourire ce matin. Présenté comme une avancée, le bon de réduction “électronique” est maintenant une réalité. Il paraît que les Belges sont les champions du monde de l’utilisation de bons de réduction en magasin. Sans doute pour faire moderne, les distributeurs ont mis au point un système où il est possible de se procurer ces bons depuis votre ordinateur. En plus d’être complexe, le système est assez pernicieux.

Complexe? Jugez-en. Vous devez vous inscrire sur un site, choisir le bon, cliquer dessus pour qu’il s’imprime automatiquement sur votre imprimante. Il ne peut pas apparaître sur l’écran pour éviter les fraudes. Ce n’est pas tout. Il vous faut encore découper le bon (les caissières n’accepteront pas les feuilles A4).

Pernicieux? D’abord, les bons sont nominatifs. Les distributeurs pourrons tracer avec précision qui a acheté quel produit à quel moment et avec quel bon. Ensuite, la valeur faciale du bon ne peut pas dépasser 1 €. Ce qui est drôle, c’est que le coût de revient d’une page imprimée à l’aide d’une jet d’encre peut aller jusqu’à 30 centimes.

Ce genre de procédé qui vise à pousser le client à faire le boulot du distributeur et à contrôler la façon dont il consomme un produit se répand de plus en plus. On songe bien sûr aux banques qui découragent l’usage du guichet humain. Mais que penser du DVD qu’on ne peut pas lire s’il a été acheté légalement dans une autre ‘zone’ géographique? Que penser des connecteurs des gadget électroniques qui sont conçus pour ne fonctionner qu’avec une seule marque?

Rédigé par dflasse

21 octobre 2009 à 09:33

Publié dans Humeur

Tagged with ,

Ainsi va l’Histoire

sans commentaires

Une suggestion: pour éviter de vous retaper un nouvel épisode de Joséphine ce soir, courrez vous procurer la série ‘Mad Men’. Le pitch est assez novateur: la vie de publicistes dans le New York de 1960. A-delà des qualités de la narration, de l’interprétation et de la réalisation, ce qui nous frappe comme un coup de poing est de mesurer à quel point le monde à changé en cinquante petites années. Même si c’est un gimmick et que le trait est forcé, voir les acteurs allumer clope sur clope est devenu choquant. Ensuite, la place de la femme (et des hommes d’ailleurs) est tellement enclavée dans des stéréotypes soigneusement entretenus que le New Yorkais de 1960 ne nous paraît pas si différent du taliban moderne. Les noirs sont des serviteurs, les femmes des potiches, les hommes des chasseurs. Les hommes boivent. Tout le monde fume.

On a vraiment l’impression de regarder une émission de téléréalité dans une région oubliée de l’histoire. Un peu comme si on découvrait des pigmées polygames dans le sud des Ardennes.

Mon premier réflexe fût de me dire que le trait était grossi. Pourtant, j’approche de la quarantaine et le monde beaucoup changé depuis que j’étais gamin. Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps, les fumeurs étaient rois dans les bureaux. C’est aussi assez nouveau que tout le monde fasse plus ou moins gaffe à ne pas se prendre une biture avant de prendre le volant. Même si on est loin du compte, être homosexuel ne vous condamne plus à être un paria de la société. Il y a encore une vingtaine d’année, homo était une insulte et pas une préférence sexuelle. Si les pères au foyer sont encore rare, ils suscitent plus l’envie et le respect. Les femmes sont respectées pour leur compétences et plus uniquement pour leur rôti du dimanche après la messe.

Il y a cinq ans, les USA n’avaient pas réélu Bush Jr. Van Cau était le premier personnage politique de la Wallonie. Happart était le second. Personne n’avait oublié les noms de Despiegeler et Cariat. Tsunami était probablement le nom d’un pays d’Asie. Votron était un patron de banque respecté.

Voici bientôt 5 ans, le 13 décembre 2005, était promulgué au Moniteur Belge la loi relative à l’interdiction de fumer dans les lieux publics.

Cinq ans. Une éternité.

Rédigé par dflasse

9 octobre 2009 à 17:46

Publié dans Humeur, Série

Tagged with , , ,

Frantic Polanski

avec 4 commentaires

Je n’aime pas trop les faits divers. En fait, c’est une litote qui me permet de dire ce que j’en pense vraiment. Cependant, il y a dans l’affaire Polanski des éléments qui me donnent à réfléchir.

Voici plus de trente ans, aux USA, en pleine gloire artistique, Roman Polanski a couché avec une mineure de 13 ans. C’est un fait. Il l’a avoué. La gamine n’était pas une oie blanche et sa mère espérait en tirer quelqu’avantage. Depuis, la victime a demandé à ce qu’on cesse de ramener ce sujet à la une et qu’on oublie tout ça. Un récent documentaire a montré comment le procureur de l’époque s’était servi du dossier pour asseoir sa popularité (aux Etats-Unis, les procureurs sont élus). Polanski a fait 40 jours de prisons préventive avant de sortir sous caution. Mort de trouille, il  a tout plaqué et s’est envole pour la France où il s’est établit et a poursuivi sa carrière artistique. Franchement, étant donné la partialité avec laquelle il était traité à l’époque, je pense que j’en aurais fait autant.

Polanski n’a jamais pu remettre les pieds aux USA. Ce samedi, alors qu’il se rendait à un festival à Zurich, il a été arrêté par la police suisse en vue de l’extrader vers les USA afin d’honorer le mandat international dont Polanski fait toujours l’objet.

C’est ici que l’histoire devient intéressante. Primo, Polanski a une résidence à Gstaad. En Suisse, donc. Le mandat court depuis 30 ans, c’est un premier point étrange. Ensuite, je suis ébahi de voir la liste des “éminents” artistes et des responsables politiques qui s’indignent qu’un artiste d’une telle importance soit jeté en prison. Une pétition en ce sens a déjà été signée par de très grands noms du cinéma. Kouchner en appelle à la clémence auprès d’Hillary Clinton. Frédéric Mitterand est stupéfait. On croit rêver. On peut penser ce que l’on veut de ce qu’il a fait mais je comprends mal que ceux qui pense que sa renommée l’a desservi voici 30 ans lorsque la justice lui a refusé un débat contradictoire soient les mêmes qui pense qu’une telle personnalité devrait être exemptée de futilités telles qu’un mandat d’arrêt pour viol de mineure. Cette réaction est franchement inquiètante.

Même les grands artistes doivent répondre de leurs actes. Même les grands artistes ont droit à une justice équitable. Le talent n’a rien à voir avec la justice.

Rédigé par dflasse

29 septembre 2009 à 14:02

Publié dans Humeur

Tagged with

H1N1, Principe de précaution et totalitarisme.

avec 2 commentaires

Je vais me faire des amis.

J’en ai plus qu’assez de la psychose entretenue par les médias et les autorités concernant la grippe. On ne doit plus se serrer la main, ne plus se faire la bise. Des flacons de gel désinfectant fleurissent dans les endroits publics. En France (où la psychose atteint des sommets du ridicule), des mesures sont prises pour fermer une école si une classe recense plus de quelques malades.

Juste pour la clarté de l’argumentation, on parle bien d’une grippe. Pas de l’Ebola ni de la peste ou du SIDA. D’une grippe, certes contagieuse, mais ni plus grave ni plus bénigne que les autres. Jusqu’à présent, toutes les études montrent que l’A H1N1 est fort contagieuse, qu’elle a un taux de mortalité comparable à la grippe saisonière et qu’elle ne se conjugue pas avec des souches animales. Il y a donc quelque chose d’inquiètant, à la limite du totalitaire, dans la manière dont les institutions traitent une épidémie somme toute fort banale. Vous trouvez que j’exagère? Pensez aux millions dépensés sans évaluation médicale pour acheter des médicaments sous licence à des firmes phamaceutiques. Songez à la manière dont certains médias enfoncent le clou chaque soir. Songez que la poignée de main est en passe de devenir aussi mal vue que la cigarette. Lorsqu’on induit de nouveaux comportements pour lutter contre une menace imagnaire, je m’inquitète. Un réflexe.

Principe de précaution.

Encore une locution qui m’énerve. Lorsque quelqu’un n’est pas d’accord, lorsqu’un lobby veut faire valoir son opinion, il prononce “Principe de Précaution”. Il n’y a rien à répondre à ça. Le débat est mort, on passe à autre chose. Pour rappel, ce n’est qu’une locution qui sonne très scientifique (c’est un principe voyez-vous) mais qui ne veut absolument rien dire. Il permet de cristalliser une peur pour l’instrumentaliser. Ce n’est pas neuf. Lorsque le train s’est développé à la fin du XIXème siècle, de nombreuses voix (dont des scientifiques) se sont élevées. Le grand physicien Ampère a même écrit qu’un voyageur qui traverserait un tunnel ferroviaire à plus de  50 km/h verrait ses poumons éclater. Dommage pour lui qu’il ne connaissait pas le principe de précaution. On aurait bien ri.

Sérieusement, imaginez qu’au lieu de prendre des sujets qui inquiètent les population à cause de leur légitime ignorance (combien d’entre nous maitrisent des sujets des ondes GSM, les infections virales, la sécurité informatique, etc?), imaginez donc, que des fanatiques religieux brandissent le principe de précaution contre le sexe avant le mariage? Finalement, on ne sait pas si ce n’est pas néfaste pour la santé. On ne sait jamais …

Une dernière chose. La première fois que j’ai entendu parler de ce foutu principe, c’était Le Pen qui voulait qu’on ne puisse faire de transfusion sanguine qu’au sein d’une même famille pour éviter d’attraper le SIDA d’un homosexuel. Il fallait appliquer le principe de précaution. Il pensait sans doute qu’il n’y avait pas d’homosexuel dans sa famille.

J’aimerais qu’on applique le principe de précaution à ceux qui ne sont pas d’accord avec moi.

Rédigé par dflasse

14 septembre 2009 à 18:59

Publié dans Humeur

Tagged with

Les identités meurtrières – Amin Maalouf

avec un commentaire

Lorsqu’on m’en a parlé pour la première fois, c’était accompagné d’une mine ébahie: “Tu ne connais pas? C’est pourtant la base de tout!” Si je trouve le propos légèrement excessif, je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit effectivement d’une lecture fondamentale au sens où elle devrait être encouragée dès le plus jeune âge. C’est d’un style très abordable et, même si Maalouf prêchait un convaincu, j’y ai trouvé des angles d’analyses auxquels je n’avais jamais songé.

A mes yeux, la seule faiblesse de ce livre est qu’il n’en est pas un. C’est purement subjectif mais, pour moi, un bon livre est toujours un roman. Sinon, c’est un manuel ou une référence. Je sais que c’est idiot mais je n’arrive pas à considérer un texte purement factuel (telle qu’une biographie par exemple) comme un ‘vrai’ livre. Les identités meurtrières n’est même pas un essai; c’est un discours vibrant et érudit couché sur papier. L’ approche de Maalouf, toute en nuances, s’enrichit de son histoire personnelle et sa vaste culture pour appuyer son propos. C’est brillant et convaincant (même pour un convaincu). Il renverse régulièrement les prismes à travers lesquels les médias traitent l’information. Il pose l’axiome (qui me parait toutefois un peu limite) que l’identité d’un individu est composées d’une multitudes d’identités (tels que la langue, la culture, la religion, la couleur de peau, les préférences sexuelles, …) dont la conjonction fait un individu unique. Selon lui, si l’une de ces identités est mise en péril, elle prend le pas sur l’identité globale. Pour caricaturer, un noir homosexuel flamand mettra en avant l’une ou l’autre de ses identités selon qu’il vit en Alabama, à New York ou à Oostende.

Parmi les questions qui poussent à revoir sa vision du monde et de l’Histoire, nous avons:

  • Est-ce la religion qui influe sur une civilisation ou une civilisation qui influe sur la religion?
  • La chrétienté se serait-elle développée si elle n’avait pu s’appuyer sur le droit romain et et sur la culture grecque?
  • Le marxisme aurait-il été différent s’il ne s’était développé en Russie?

Un point particulièrement intéressant est soulevé par Maalouf concernant la domination culturelle de la civilisation occidentale  sur les autres civilisations. D’après Maalouf, l’accélération de la prédominance culturelle de l’occident date de la campagne d’Egypte de Napoléon en 1799. Depuis lors, que ce soit d’un point de vue politique, scientifique ou culturel, toutes les grandes évolutions (elles ne sont pas toutes positives mais elles sont toutes marquantes: cela va du nazisme à la conquête de l’espace, de l’informatique à la bombe atomique) ont pris corps en Occident. Jusqu’alors, les différentes civilisations évoluaient d’une manière asynchrone mais globalement au même rythme. La Chine, l’Inde, l’Orient, les Aztèques ont tous un moment ou l’autre été un moment ou l’autre en avance. Mais l’accélération fulgurante que connaît  l’Occident depuis trois siècles n’a aucun précédent historique. Cela joue sur les autres civilisations qui doivent renoncer à une partie de leur identité pour suivre le mouvement. Un mouvement  depuis trop à sens unique longtemps qui génère des frustrations. Maalouf illustre intelligemment cette dernière idée en parlant des Français qui s’insurgent contre l’envahissement des anglicismes et des fast food. Toute culture vit mal d’avoir le sentiment d’être dominée par une autre.

Les nombreuses citations que j’ai pu extraire de ce livre démontrent à quel point il m’a impressionné malgré la naïveté parfois pesante du propos de Maalouf. On ne peut que rester admiratif devant son analyse et sa vision (Les identités meurtrières ont été écrites avant les attentats de New York, l’élection d’Obama qui s’est élevé au dessus de son identité raciale pour être élu). En tant que Belge, j’avoue que j’aimerais que ce bouquin soit un préalable avant de débuter les négociations communautaires qui s’annonce.

Rédigé par dflasse

12 septembre 2009 à 18:56

Publié dans Livres

Tagged with , , , ,

Happart en vrille

sans commentaires

J’aime bien lire les articles du journal où le nom de Happart apparaît en titre. A chaque fois, il y a un truc drôle qui suit. Le prénom importe peu. La connerie est une règle bien respectée dans la famille. Pourtant ces derniers jours, si la règle est bien suivie (une connerie dans le titre), et bien qu’instinctivement j’ai envie de me joindre à ceux qui le conspuent pour recevoir une telle somme (500.000 € en 4 ans) alors même qu’il quitte la vie politique, j’ai envie de me placer du côté de Jean-Marie.

Qu’on me comprenne bien: qu’un homme politique reçoive une indemnité lorsqu’il perd son siège, c’est très sain. Le contraire ne laisserait à la politique que ceux qui peuvent se permettre de mettre leur carrière en pause et qui ont l’assurance de reprendre leur travail une fois leur mandat révolu. Que quelqu’un qui part à la retraite bénéficie des mêmes avantages, c’est déjà plus discutable. Que le type de fonction parlementaire (ici, président du parlement) influe sur la taille du ‘parachute’, c’est également fort discutable (je ne vois pas en quoi un ex-président a plus de difficulté à se réinsérer dans la vie active qu’un parlementaire ‘normal’). Que ce ‘parachute’ soit une enveloppe globale est aussi une bizzareté. Le paiement de ces mensualités devrait être interrompu lorsque l’ex-parlementaire retrouve un travail ou un statut équivalent.

Ce qui ne souffre pas de discussions, c’est qu’Happart doit avoir cet argent. Tout comme Donfut d’ailleurs. Quoiqu’on pense de la somme, de la personne ou de l’opportunité de lui octroyer. Une règle est une règle. Un contrat est un contrat.  Le vrai scandale se trouve dans l’incompétence des personnes qui ont rédigés et approuvé ces contrats. Et, là, on touche à quelque chose de bien plus grave et moins folklorique que ce cas Happart. Qui a approuvé les émoluments de Votron? De Miller? De Donfut? De Happart? D’Ecclestone? Qui a approuvé les comptes de la Carolo? De Fortis? Des incompétents. Des conseils (!) d’administration. Des groupes parlementaires. Et ce sont souvent les mêmes qui hurlent au scandale des sommes engagées!

Je propose de créer une fondation pour qu’Happart touche son pognon et qu’on n’entende plus parler de lui! Quitte à ce qu’il y ait moins de bêtises dans les titres des journaux.

Rédigé par dflasse

10 septembre 2009 à 09:55

Publié dans Humeur

Tagged with ,

Les yeux jaunes des crocodiles – Katherine Pancol

sans commentaires

Un livre de (pour?) femmes

Un livre de (pour?) femmes

J’ai toujours cru que les femmes étaient des personnes compliquées. Lorsque, devant sa garde-robes pleine à craquer, ma femme se plaint qu’elle n’a plus rien à se mettre, quand elle pleure devant un film, quand elle rit parce qu’elle est nerveuse, je me tourne vers mon fils d’un regard plein de ‘voilà comment est la vie mon fils‘ et je répète la locution qui rassure tous les hommes: “Ahhh … les femmes“.  Ensuite, on rit car les clichés tirent leurs drôleries de leurs simplismes et de leurs résiliences.

Bref, j’ai toujours cru que je ne comprendrais jamais rien aux femmes. J’aurais pu rester dans ma candide et confortable ignorance mais le livre de Pancol est comme un livre de recettes qui livre les ingrédients du plat secret de votre grand-mère (c’était juste un peu de beurre et de farine????!!!). Il tue la magie des stéréotype en livrant un des secrets les mieux gardés de l’humanité. Pour les paresseux qui voudraient soulever le voile du mystère sans se taper lire les 700 pages pleines de rebondissements qui feraient pâlir d’angoise les résidentes de Wisteria Lane,  je vais lâcher le morceau.

Les femmes sont des princesses et les hommes sont des princes. De pauvres princesses comme cendrillon, des méchantes reines comme la belle-mère de Blanche Neige, des rois bienveillants et forts, des princes charmants et des rois vils. Voilà. C’était simple.

Bon, j’admets que je pousse le sarcasme un peu loin. Ce n’est pas mal écrit. C’est fluide. C’est plaisant.Mais c’est aussi d’une naïveté confondante. Je n’exagère pas dans mon analogie de conte de fées.  L’héroïne principale est une femme pataude, intello, délaissée par son mari, sans le sou qui, à l’instar de Cendrillon, va battre le mauvais sort à l’aides de quelques amis friqués (les fées). Sa soeur est une femme magnifique mais frivole, riche mais seule, propère mais creuse. Leur mère (la marâtre) est une femme  avide et sèche qui préfère la belle à la souillon. Elle se repose sur la fortume d’un riche commerçant (le roi bienveillant) qu’elle enferme dans ses griffes.

J’avoue ne pas comprendre la raison du succès de Pancol. Ce n’est pas vide ni creux comme un série télévisée française. Ce n’est pas aussi rythmé qu’un thriller américain. Ce ne sont pas des personnages dont le lecteur peut se sentir proche. Le style est correct sans être renversant. C’est d’abord et surtout naïf.

Je ne résiste pas à l’envie de citer une courte phrase qui, à mon sens, résume le ton du roman. Il n’a aucun sens hors contexte mais je suis resté bouche bée en lisant la réplique. La société américaine résumée par Pancol. Notez la profondeur de la forme ( boue médiatique) et du fond (je me demande combien de justiciables américains viennent devant le juge en avouant avoir noyé un bébé pour ne pas encourir les foudres de la justice en affirmant que c’était simplement pour le rendre plus propre).

- Elle avait commis un véritable crime aux yeux de la loi américaine qui ne plaisante pas avec les menteurs. C’est le crime suprême là-bas.

- C’est pour ça que Clinton a été traîné dans la boue médiatique…

Rédigé par dflasse

6 septembre 2009 à 08:56

Publié dans Livres

Tagged with , ,

Fortune de France (tome 4) – Le prince que voilà – Robert Merle

sans commentaires

Depuis quelques années, lorsque je suis en vacances au soleil, j’aime lire les aventures de Pierre de Siorac, un jeune nobliau protestant qui accompagne les turbulences de la France de la fin du XVIème siècle. Le premier tome parle de la petite noblesse et de la guerre de religion qui couve, le second parle de la vie quotidienne à Montpellier, le troisième du massacre de la Saint Barthélémy.

Ce quatrième opus nous fait vivre de près le combat feutré entre le roi Henri III et le duc de Guise. Siorac, en tant que médecin du roi, nous fait vivre les intrigues et les luttes de clans qui minent la cour du roi. Robert Merle décrit bien les méthodes employées par le duc de Guise pour parvenir à ses fins. Comment il soudoyait le clergé pour que ses prêches mettent en avant sa volonté de défendre l’Eglise. Les prêches remplaçaient les discours télévisés. On est abasourdi par le cynisme qui déguisait l’ambition sous le manteau de la foi.

Une des particularités de cette saga c’est qu’elle est intégralement écrite en vieux français. En effet, Robert Merle a écrit ces romans comme une chronique écrite par Pierre de Siorac. L’érudition et la précision historique ne doit pas vous laisser croire qu’il s’agit d’une ennuyeux jus de crâne. Il s’agit de romans très vivants et parfois paillards. Foin des tristes manuels d’histoire, Siorac se bat, drague et dague. C’est Dumas avec la rigueur historique. Lire le vieux français est un peu comme lire une seconde langue. Certains mots nous échappent, c’est pratiquement impossible à lire à voix haute mais, une fois dans le bain, on oublie la langue pour se délecter du récit.

Une série absolument formidable. Je ne résiste pas à l’envie de vous  livrer quelques extraits. Les choisir fut très facile: chaque page est un merveilleux mélange de style et de dépaysement.

Dans le même temps, poursuivit le roi, M. Pomponne de Bellelièvre sera dépêché à Soissons pour quérir expressément au duc de Guise qu’il ne vienne à Paris que je ne l’y mande; que s’il y vient, les affaires étant ce qu’elles sont, sa venue pourrait me causer une émotion, de laquelle je le tiendrai à jamais coupable.

Monsieur de Siorac, dit Sarmacas, nullement rabattu par ma roideur, je ne doute pas que votre bonne foi désormais veillera avec le dernier scrupule à ce que Larissa ne soit jamais par vous avec sa jumelle confondue, confusion qui aurait pour tous des conséquences si amères que je répugne à les envisager, et plus encore à les nommer.

Mais Quéribus dont l’oeil avait brillé quand s’était déclos l’huis de la librairie, pour s’éteindre incontinent quand Fanchou avait paru, laissa la chambrière remplir son gobelet sans un merci et sans y toucher, envisageant son vin avec des yeux absents et ne sachant même point, à ce que je cuide, ce qu’il tenait en sa dextre.

Rédigé par dflasse

27 août 2009 à 22:07

Publié dans Humeur

Tagged with , , , , ,

Terroriste – John Updike

avec un commentaire

Un grand livre

Un grand livre

J’ai un peu de mal à parler de ce livre comme d’un roman. John Updike a écrit un essai sur le terrorisme en le travestissant d’une intrigue pour lui donner des airs de roman. A l’aide d’une plume vivace et cultivée,  il retrace l’histoire d’un jeune homme qui accepte une mission suicide pour commettre un attentat à New York.

L’auteur contemple l’Amérique à travers les yeux des protagonistes de son intrigue assez légère mais bâtie sur des fondations extrêmement solides. C’est ainsi que le vieux professeur athée d’origine juive porte un regard nostalgique sur le pays de sa jeunesse ou qu’un jeune homme mi-arabe mi-irlandais s’investi dans sa Foi musulmane comme un jardinier place un tuteur pour que sa plante pousse bien droit. Dans une petite ville dont l’avenir est derrière elle et  dans une Amérique dont les valeurs se limitent au consumérisme et à l’argent, peu d’options sont à la portée de sa jeunesse. Le jeune lycéen en quête d’identité en quête de valeurs se retranche dans la Foi.

John Updike brosse un portrait très sombre d’une Amérique qui aurait perdu ses repères. De longues et passionnantes digressions appuient son propos dans un langue magnifique quoique parfois baroque. Hormis dans les dialogues, Updike ne sait pas faire de phrase de moins de 10 lignes (j’exagère à peine) ce qui donne un texte souvent magnifique sans être pédant mais qui rend aussi la lecture difficile. Ne tentez pas de lire ce bouquin lorsque que vous n’êtes pas complètement concentré ou trop fatigué pour regarder un nanar  à la télévision.

Je n’avais jamais rien lu d’Updike le classant inconsciemment d’une manière totalement arbitraire dans  la catégorie des auteurs intellos pontifiants (à côté de BHL). Je ne saurais trop vous recommander ce livre pour le regard qu’il porte sur notre civilisation. Le trait peut parfois être caricatural mais il est absolument lucide sur le fond.

Rédigé par dflasse

18 août 2009 à 17:08

Les tribulations d’une caissière – Anna Sam

avec un commentaire

Voici quelques années, j’avais lu dans un magazine un article sur cette caissière qui du haut de son bac+5 portait un regard décalé sur son métier. Je m’étais dit que l’angle  était vraiment intéressant. Je le pense toujours bien que je sais maintenant qu’un bon sujet ne suffit pas à faire un bon livre.

Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un livre à proprement parler mais d’un blog imprimé. La nuance pèse lourd dès les premières pages. Il n’y a pas de fil conducteur, le ton est direct et le propos ne s’appuie sur aucune trame solide. Anna Sam enfile  des tranches de vie et des coups de gueule mais elle n’écrit pas de livre. Bien qu’elle ne cesse de mettre en exergue la licence en littérature, son style est d’une pauvreté agaçante. Mais  là ne réside pas la vraie faiblesse du bouquin. En effet, si ses expériences vécues dérrière une caisse peuvent parfois toucher, le ton reste désincarné. Elle passe très vite sur les raisons qui l’ont poussé à prendre ce job et surtout à le garder huit ans alors qu’elle se plaint  à longueur de pages de la frustration de n’être qu’une caissière. Le complexe d’infériorité qui se dégage n’a d’égal que la vague mysanthropie qu’elle éprouve envers ses clients ou ses supérieurs hiérarchiques. Elle déverse ses flots d’amertume sur tout le monde excepté ses collègues. On ne comprend pas qu’elle garde un job aussi pourri aussi longtemps avec un si beau diplôme. On le comprend d’autant moins qu’elle ne parle à aucun moment des caissières si ce n’est pour dire que c’est un métier difficile et que tout le monde les déteste. Surtout elle. Selon elle, passer du statut de caissière à celui d’auteure est comme passer du stade de la chrysalide à celui de beau papillon. Un conte de fée. Une dissonance entre le propos du livre et sa conclusion qui le rend d’autant plus supportable. Cette Anna Sam est un des rare auteurs avec qui je n’aimerait pas discuter plus avant de son oeuvre. Après avoir lu son bouquin, j’ai l’image d’une femme aigrie et mal dans sa peau qui fait passer tous les clients pour des goujats, des bêtes ou des abrutis. Si on la suit, seule Anna Sam est à sauver lors du prochain déluge.

Rédigé par dflasse

12 juillet 2009 à 16:07

Elus buissoniers

avec 3 commentaires

C’est promis, après j’arrête de m’indigner sur la pratique politique. Je ferai comme tout  le monde: je râlerai dans mon coin ou je traiterai de fripouilles les politiques les plus exposés.Ou pire, je me tairai. Comme la grande majorité d’entre nous.

En effet, tout le monde semble avoir renoncé. Nous sommes tous résignés. Personne ne s’étonne. Un seul  leitmotiv: “Ca a toujours été comme ça.”

Je ne vais pas illustrer mon propos en prenant l’exemple trop évident de Didier Donfut qui a été élu confortablement par une population amorphe. Non, je vais simplement citer les noms de quelques élus hennuyers. Ils sont pratiquement tous PS (il y a un CDH) mais c’est un hasard du à la forte proportion d’élus PS en Hainaut. Aux dernières élections, il ont rassemblé sur leurs noms plus de 140000 voix cumulées (uniquement sur le Hainaut!).

Paul Magnette, Eric Massin, Ingrid Collicis, Catherine Fonck, Didier Donfut, Camille Dieu, Philippe Busquin ont tous en commun d’avoir reçu un mandat fort de la part de leurs électeurs. Tous ont arpenté les quartiers, serrés des mains sur les marchés, ont fait la bises dans les meetings.

Tous ont en commun d’avoir d’ores et déjà annoncé qu’ils n’iraient pas siéger à Namur pour remplir le mandat qu’ils ont sollicité! Elio Di Rupo (près de 45000 voix) a annoncé qu’il allait s’appliquer le décumul des mandats. Très louable en soi mais je vous parie mon dernier slip qu’il n’ira pas au parlement wallon. Armand De Decker ne fait pas mystère qu’il ne quittera le sénat pour la région bruxelloise que si il en devient le président. Si le siège de député n’est pas assez chic pour Armand, pourquoi se présente-t-il sur les listes?

Ce qui m’énerve le plus, c’est l’apathie générale. Quand on pose la question, tout le monde s’en indigne mais aucun mouvement d’opinion ne se cristallise.

Un dernier exemple de pratique douteuse. La RTBF a passé un reportage dans “Question à la une” sur les célébrités ou les “fils de” qui se présentaient aux récentes élections. Un quizz de culture politique générale a été posé à des gens aussi différents que Jean-Claude Defossé, Anne Delvaux, Julien Uyttendaele, Pierre Mishiga, Florence Reuter ou Frédérique Ries. Les résultats sont ahurissants. Seuls Defossé et Ries semblent savoir de quoi ils parlent. Anne Delvaux (journaliste qui a présenté le journal télévisé pendant près de 13 ans) a même estimé que Bruxelles compte environ 80% de néerlandophones!

Ca a toujours été comme ça.

Rédigé par dflasse

13 juin 2009 à 08:37

Publié dans Humeur

Tagged with , ,

Rouche: La couleur de l’argent

sans commentaires

Je ne connais rien au foot. Je ne comprends rien à l’extase du supporter. La couleur du maillot du gars qui met le ballon au fond des filet me laisse totalement indifférent.

En fait, c’est plus que de la méconnaissance, de la mécompréhension ou de l’indifférence. C’est de l’ébahissement.

Comment investir autant d’émotions dans ce qui n’est finalement qu’une marque commerciale comme une autre? Des professionels assurent un spectacle et un suspense pour lequel ils sont rétribués. Leur employeur perçoit des bénéfices qui leur permet de développer leur masse salariale afin de recruter des collaborateurs plus efficaces afin de développer les parts de marché.

Reconnaissez que, sous cet angle, il est plus difficile de s’enthousiasmer. Il m’est tout autant impossible de comprendre pourquoi la marque ‘Standard’ fait la une de tous les médias sans devoir écorner son budget marketing. Je me demande ce que penserait le CSA si la RTBF relayait les efforts de Coca Cola (rouge et blanc) pour marquer des points contre Pepsi (bleu).

Que des parents encouragent leurs enfants sur un terrain de sport, c’est naturel. Qu’un amateur de sport apprécie de beaux gestes, c’est une question de goût. Qu’on soutienne une marque, ça me dépasse.

Rédigé par dflasse

25 mai 2009 à 10:28

Publié dans Humeur

Tagged with , , ,

Wallonie-Bruxelles

avec un commentaire

Il y a un truc qui me gave vraiment pour le moment. Un sondage. Les sondages m’ennuient toujours mais celui-ci est à la limite de l’honnêteté intellectuelle. Il s’agit d’un sondage commandé par le quotidien “Le soir” et la RTBF portant sur le regard croisé que portent les Bruxellois sur les Wallons.

C’est ainsi qu’on nous lance des chiffres sans fondement rationnel. Un extrait:

Que pensent les Wallons des Bruxellois ? Sont-ils prétentieux ou égoïstes ? Seuls, respectivement, 46,1% et 26,3% des 900 personnes sondées par le Centre d’étude de la vie politique de l’ULB confirment ces clichés. Par contre, ils sont 69,5% à les trouver ouverts sur le monde et 67,5% à les considérer sympathiques.

Imaginez qu’un type frappe à votre porte et vous demande si vous trouvez les Wallons/Bruxellois (rayez en fonction de votre lieu de résidence) égoïstes. Ben… mon bon Monsieur. Vous Parlez de Mr Debeukelaer de Hoffalize 5ème qui ne veut jamais prêter sa lampe à souder ou de Mme Wantiez de Molenbeek qui me prête souvent des intentions que je n’ai pas? Poser la question de cette manière implique déjà que:

  1. Les Wallons et les Bruxellois sont différents. Ce qui, pour moi, reste à démontrer. Si on teste des Liégois et des Carolos, bien que présentant tous un profil urbain et wallon, je suis à peu près certain que les résultats seraient différents. Va-t-on organiser un “regards croisés” entre chaque commune du pays?
  2. Les Wallons et les Bruxellois sont deux entités homogènes. Si Mme Wantiez est paresseuse, tous les Bruxellois le sont. La question induit le stéréotype.

Bref, sous le couvert d’un éclairage, on fige les clivages. Ou on les crée. Ce qui est pire.

Pour ma part (le principal bénéfice d’un blog est qu’on peut donner son avis sans qu’on vous l’aie demandé), j’ai beaucoup de mal à considérer le gros village de Namur comme la capitale de ma région. Bruxelles est la seule ville où un francophone belge se sent dans sa capitale.

Rédigé par dflasse

6 mai 2009 à 18:12

Publié dans Humeur

Tagged with , , ,

Comptons les morts

sans commentaires

Le 1er avril 2009, trois embarcations ont fait naufrage au large de la Libye en Méditerranée. C’est très loin d’être un poisson d’avril. Plus de 300 disparus. Un drame de l’immigration. Les médias en ont a peine parlé. A ma connaissance, aucun envoyé spécial n’y a été envoyé. Pas un journaliste n’a mené d’enquête pour connaître le nombre exact de victimes, leurs raisons pour s’embarquer, les circonstances du drame, …  Personne n’a soulevé le scandale des passeurs qui profitent de la détresse de ceux qui voient l’espoir sur l’autre rive de la mer.

On objectera que c’était le début du G20 et que l’actualité était plus chaude à Londres qu’en Lybie. Peut-être. Qu’en aurait-il été si un TGV avait fait 300 morts entre Paris et Bordeaux? Ou un tremblement de terre qui aurait fait 300 victimes à l’Aquila?

Rédigé par dflasse

9 avril 2009 à 09:48

Publié dans Humeur

Tagged with , ,

Die Welle – La Vague

sans commentaires

Un film à voir et à faire voir

Un film à voir et à faire voir

En Allemagne, un professeur vaguement anar et rock ‘n roll (le genre de prof que ses élèves tutoient) se voit confier à contrecœur d’exposer les tenants et aboutissants de l’autocratie à une classe de terminale secondaire. Très vite, il se retrouve confronté à des étudiants lassés de s’entendre parler des nazis et des dictateurs. Pour eux, ils sont trop au courant, trop alertés pour qu’une telle abomination se reproduise aujourd’hui. Le professeur change de méthode et instille une nouvelle discipline et un esprit de groupe qui va souder sa classe.

Cette fiction dramatique dépeint sans jamais lasser le spectateur les mécanismes du fascisme. Ses bienfaits pour le groupe (cohésion, élimination des différences, soutien mutuel, signes de reconnaissance, …) sont au prix du rejet des personnes ne faisant pas partie du groupe ou ne partageant pas l’intégralité de ses valeurs. La dynamique mise en place par le professeur lui échappe petit à petit pour aboutir à la dépersonnification des élèves au profit du groupe.

A mon avis il serait dommage de réduire le message du film au seul fascisme politique. La dynamique pourrait s’appliquer à tous les groupes qui basent leur cohésion sur l’identité. Les supporters,  les fans qui suivent leurs idôles, les religieux qui confondent codes et rites spirituels peuvent tout à fait se retrouver victime des mêmes dérapages. La force du film est de ne jamais aborder le sujet sous le seul angle politique ou historique.

Saisissant et essentiel. Je vous invite tous à voir et à faire voir ce film.

Par parenthèse, je trouve triste qu’on nous matraque avec la promotion de films insipides (Coco, Indiana Jones 4, Safari, Slumdog Millionaire, Milk, Watchmen, …. la liste ne s’arrêtera pas) et qu’on passe à côté d’un tel bijou.

Rédigé par dflasse

8 avril 2009 à 15:40

Publié dans Cinéma

Tagged with , , , ,

G20 et le mot qui fait peur

avec un commentaire

C’est fait. Les édiles mondiaux se sont penchés sur les problèmes du monde et ont injecté nos milliards et pourfendu notre beau paradis fiscal pour restaurer la confiance en attendant la relance. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous mais, en ce qui me concerne, relance est un mot qui me fout les jetons.

Il implique qu’on place tous nos efforts pour effacer le désastre où nous a conduit l’ancien système en attendant de pouvoir le relancer. Ce beau système qui rend les riches toujours plus riches et les plus pauvres plus nombreux. La croissance qui ne mesure que la richesse générée en un temps donné. Pas le bien-être, pas le pouvoir d’achat (devenu l’aune du bonheur dans les médias), pas le niveau d’éducation. Juste la richesse générée. Pas sa répartition. Le ratio entre les salariés les mieux payés et ceux du bas de l’échelle n’a fait que s’agrandir ces 30 dernières années. Le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté n’a fait que croître. Et tout ce que demandent les élites en place est que ça reparte pour trente nouvelles années.

La relance.

Deux millions de personnes défilent dans les rues pour exprimer leur angoisse de l’avenir et tout ce qu’on en retient, ce sont les polémiques entre les organisateurs et la police. Trois millions pour les uns et 500.000 pour les autres. Un débat fondamental.

Vingts personnes (selon les organisateurs, la police présente en masse n’a pas pensé à compter) se réunissent à Londres et c’est une grand messe où chaque mot est rapporté dans le monde entier. Et tous les 20 n’avaient qu’un mot à la bouche: relance. On a utilisé les paradis fiscaux comme cache-sexe (vous saviez que Jersey était une île qui tirait toutes ses ressources de la pêche et du tourisme? en tous les cas, ce n’est offciellement pas un paradis fiscal. Et la Belgique est au même niveau  que Monaco. Cool.) mais tous les trilliards injectés n’ont qu’un seul but. Relancer le système. Comme avant.

Ca me fiche le bourdon.

Rédigé par dflasse

6 avril 2009 à 08:55

Publié dans Humeur

Tagged with , ,

Industrie du divertissement

sans commentaires

Un article sur l’excellent Blog politique m’inspire quelques réflexions

Pendant des décennies, l’industrie du divertissement a multiplié les supports en nous faisant racheter plusieurs fois les mêmes disques. Si vous aviez acheté Sgt Pepers en vinyle en ‘68, vous pouviez le racheter en CD 20 ans plus tard. Beaucoup plus cher. Pendant la période où les CD et les vinyles cohabitaient dans les étalages des disquaires, les CD coutaient 50% plus cher. On a vécu la même chose avec les DVD qui ont replacé les VHS. Comment a-t-on pu nous vendre plusieurs fois les mêmes droits d’auteur de plus en plus cher?

A droit d’auteur égal, pourquoi un disque de Madonna vendu à des millions d’exemplaires est-il vendu au même prix que celui d’un obscur artiste local? Les économie d’échelle devraient rendre le disque de Madonna beaucoup moins cher. Si c’est par pure logique de marché, pourquoi les lobbies des majors insiste-t-il si lourdement sur la sauvegarde de la création artistique? Pourquoi sont-ce toujours les mêmes rentiers de la musique (ceux dont la réputation est établie depuis longtemps) qui servent de porte-drapeau à ces mêmes lobbies? Les artistes sont-ils un groupe homogène qui ont tous le même avis que Goldman, Halliday ou Bruel?

Ensuite, la technologie a complètement et très brutalement changé le rapport de force. Pourquoi la seule possibilité réaliste de voir un film de manière légale est de l’acheter? Je sais qu’il y a les videothèques, mais qui ont un choix tellement restreint qu’elle ne sont qu’un pis-aller. Si vous voulez voir la dernière saison de Lost, vous DEVEZ l’acheter. Peu d’entre vous la regarderont des dizaines de fois. La technologie permettrait facilement aux studios de distribuer des films en location par internet. Victime de sa cupidité, elle n’a pas su s’adapter et les consommateurs ont pris d’autres habitudes.

Ça ne va pas être facile de faire rentrer le dentifrice dans le tube.

Rédigé par dflasse

16 mars 2009 à 10:13

Publié dans Humeur

Tagged with , ,

Baisse de la TVA dans le secteur de la restauration

sans commentaires

Le conseil des ministres Ecofin de l’Union Européenne vient d’autoriser la baisse de la TVA à 6 ou 12% dans pour différents secteurs non délocalisables dont le secteur de la restauration. A la grande satisfaction du secteur Horeca qui avoue que cela ne fera baisser que “marginalement” les prix pour les consommateurs. La baisse de la TVA de 21 à 6 % servira à lutter contre le travail au noir ou à engager plus de personnel.

J’aimerais qu’on m’explique ce qui va inciter le tenancier du bouiboui du coin de la rue à ne plus pratiquer le travail au noir ou à rendre sa comptabilité transparente. Il lui faudra un sens civique peu commun pour renoncer à ces 15% dans le seul but louable d’assainir ses pratiques.

J’ai vraiment l’impression qu’on se fiche de moi. Une fois encore, je trouve que les journalistes ne font pas correctement leur travail. Accepter une telle déclaration de la part de représentants du secteur sans même se poser de question sur la mise en oeuvre me parait être une preuve de légèreté professionnelle. La presse ne cesse de se lamenter sur sa diffusion en décroissante continue depuis une dizaine d’année. Si elle ne fait pas plus que de relayer les opinions des différents lobbies ou de reprendre les dépêches des agences de presse, elle n’a pas fini de se lamenter.

Rédigé par dflasse

11 mars 2009 à 10:10

Publié dans Humeur

Tagged with , ,

Vitesse généralisée

sans commentaires

C’est un concept développé en 1973 (!) par Ivan Illich que je trouve particulièrement intéressant. Il remet en question la notion de vitesse d’un véhicule. Tout le monde sait que la vitesse est le rapport entre la distance parcourue et le temps passé à la parcourir. Il s’agit d’une mesure scientifique simple à comprendre. Elle est mise en valeur par tous les constructeurs automobile.

La vitesse généralisée est une approche plus globale de la vitesse. La distance parcourue est une donnée factuelle qu’on ne peut remettre en question (la distance entre deux points n’est pas discutable). Par contre, la formule permettant de calculer la vitesse généralisée  prend en compte non seulement le temps mis pour parcourir la distance mais également le temps qui fut nécessaire pour se donner les moyens de la parcourir. C’est à dire le temps passé à travailler pour pouvoir payer les frais engendrés (achat, entretien, carburant, … ) par le véhicule utilisé pour faire le trajet.

D’un point de vue mathématique, la formule est inattaquable. D’un point de vue psycho-sociologique, elle est tellement à contre-courant de notre mode de vie qu’elle apparaît comme une lubie de physicien écolo (tendance pull qui gratte et lait de chèvre).

Ce qui est vraiment remarquable, c’est que le développement mathématique démontre que la vitesse maximale d’un véhicule ne dépend en aucune manière des capacités mécaniques de la voiture mais uniquement de données socio-économiques. On peut simplifier la formule de cette manière:

Ce qui signifie qu’il n’y a que deux manière de rouler plus vite: gagner plus ou utiliser un véhicule qui coûte moins au km!

Cela démontre également que les arguments mis en avant par les constructeurs automobiles sont en trompe l’oeil. Ils vendent des concepts marketing basés sur la vitesse de pointe symbôle de statut social. Mais en aucune manière, ils ne vendent un véhicule permettant de se déplacer rapidement! Un court exemple développé par Ekopedia

La vitesse généralisée d’une automobile

Illich a introduit en 1973 (dans Énergie et équité) la notion de vitesse généralisée d’une voiture en incluant le temps passé à travailler pour supporter le coût de cette automobile.

En France, la distance moyenne parcourue par une automobile est de 14.000km/an. Le coût annuel moyen est de 5000€/an, soit 420 heures de travail (le salaire moyen français étant de 12€/h).

Un individu qui roule en moyenne à 50km/h se déplace donc pendant 280 heures. Si on intègre le temps de travail pour financer la voiture, on arrive à une vitesse généralisée de 20km/h (14000km / (280h+420h)).

Même un individu qui roulerait constamment à 130km/h et réaliserait ainsi ses 14.000km en 110 heures, se déplacerait à une vitesse généralisée de 26km/h!

Ekopedia.org

Rédigé par dflasse

9 mars 2009 à 10:14

Publié dans Humeur

Tagged with , ,

Opel aux oeufs d’or

sans commentaires

L’industrie automobile est sur les genoux. La faute à la crise et aux méchants banquiers qui ne veulent plus allonger les crédits. Qu’ils disent.

La voiture s’est réellement démocratisée au cours des années 60. C’est à cette époque que les ménages ont réellement commencé à s’équiper et a apprivoiser cette nouvelle forme de mobilité synonyme de liberté. Lorsque chaque ménage a eu sa voiture, il a fallu trouver de nouveaux débouchés. C’est ainsi que la publicité pour les voitures a entamé sa crue. Avez-vous déjà remarqué le nombre de publicités automobiles? Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais j’achète plus de yahourts que de Laguna.

Devant le succés du consumérisme automobile (deux voitures par ménage!), les constructeurs ont du faire évoluer leurs technologies. Deux tendances lourdes se sont imposées: l’automatisation des chaînes de montage (par conséquent, une augmentation de la capacité de production) et une amélioration des produits. Il n’est plus rare de pouvoir conserver sa voiture pendant 10 ans. L’augmentation de la durée de vie d’un produit conjuguée à une croissance de la production dans un marché de dimension finie mène à la situation actuelle. Les routes sont engorgées et le consommateur rechigne a persister de considérer la voiture comme un signe de reconnaissance sociale.  La voiture a perdu de son aura au profit d’autres de ces signes qui se sont multipliés ces dernières années (gadget électroniques, city-trips, …) Là encore, l’augmentation du nombres de produits mis à la disposition du consommateur aux moyens financiers finis se fait au détriment des produits qui occupaient seuls la case “je me fais plaisir” du budget familial.

Les pouvoirs publics perfusionnent aveuglément l’industrie automobile comme elle l’a fait pour les mines et la sidérurgie pendant des années. En pure perte d’un point de vue économique. Socialement, il est impensable de procéder autrement à condition d’éviter tout court-termisme. En effet, cela fait des années que la consommation automobile est subsidiée par la fiscalité des entreprises . Une immatriculation sur deux est une voiture de société. Pensez-y quand vous êtes coincé dans un bouchon. Le coût du travail en équipe (une mesure taillée sur mesure pour les chaînes de montage automobile) a été abaissé à de nombreuses reprises pendant la dernière décennie en puisant dans les deniers publics. Malgré tout, Renault Vilvoorde a fermé, Volkswagen a fermé (pour rouvrir sous le nom d’Audi avec moitié moins de personnel), Opel Anvers a perdu des centaines d’ouvriers, Ford Genk a subi plusieurs restructuration …. et tous sont au bord de la fermeture. Ainsi que leurs nombreux sous-traitants.

Nous avons perdu de nombreuses années (et des sommes gigantesques) pour nous préparer  aux réalités économiques actuelles. Je réfute que la crise financière soit responsable d’autre chose que d’une accélération de l’obsolescence du rôle économique de la voiture. Il est plus que temps d’investir dans d’autres voies. Je comprends la peur paniques des politiques flamands mais un minimum de courage s’impose à eux. Racheter Opel ne changera rien au fait qu’il y a une surcapacité de production et une diminution structurelle de la demande.

Rédigé par dflasse

5 mars 2009 à 09:12

Publié dans Humeur

Tagged with , ,

Industrie du divertissement

sans commentaires

Lindustrie du disque cherche à retourner la technologie à son avantage pour retrouver ses anciens profits

L'industrie du disque cherche à retourner la technologie à son avantage pour retrouver ses anciens profits

Rédigé par dflasse

3 mars 2009 à 15:09

Publié dans Humeur

Tagged with , , , , , , ,

Doublage

avec 4 commentaires

A partir de ce mois d’avril, la RTBF va enfin cesser de doubler les voix des intervenants en néerlandais pour les sous-titrer.  L’anglais et l’allemand suivront dans les mois suivants.

De mon point de vue, c’est une excellente initiative et j’espère qu’il ne s’agit que d’un premier pas dans une démarche plus globale. Je ne vois vraiment pas à qui le doublage bénéficie si ce n’est aux acteurs payés pour le faire, aux paresseux n’aimant pas lire ou aux illettrés. C’est déjà une imposture culturelle de doubler les acteurs. Au delà de la piètre qualité de la post-synchronisation, les nuances du jeu d’acteur passent aussi par la voix.

Dans tous les pays bénéficiant d’un pourcentage important de la population maîtrisant une seconde langue, ce concept est généralisé. Il en va ainsi pour la Scandinavie, les Pays-Bas et … la Flandre. Il ne s’agit pas de considérer les langues étrangères comme des menaces culturelles mais bien comme des outils devenus primordiaux au même titre que ce qu’on appelle les “nouvelles technologies (30 ans tout de même). Si la télévision peut servir à appréhender une autre langue, c’est une bonne chose pour tous (mis à part ceux cités auparavant).

Mon expérience personnelle me pousse à penser que tout doit être entrepris dès le plus jeune âge. La télévision est un moment ludique et un dessin animé est tout aussi agréable en français qu’en anglais. En le regardant en anglais, l’enfant apprend à son insu à entendre des sons différents de sa langue maternelle. Cette ‘oreille’ lui servira à s’adapter plus facilement aux cours de langue qu’il prendra plus tard. Nos enfants n’ont jamais regardé la télévision en français. Ils sont doublements limités dans leur usage de la télé: dans la durée quotidienne et dans les chaines. Toutes sauf les francophones. Notre ainé  a 10 ans et, malgré son vocabulaire anglais très limité, il peut prononcer a peu près correctement l’anglais. Il comprend également des phrases simples. Le seul apprentissage complémentaire à l’écoute passive de la télévision est un cours de une heure hebdomadaire depuis ses 8 ans.

A contrario, j’ai eu l’expérience de jeunes ingénieurs devant défendre leur travail de fin d’étude devant un jury dont je faisais partie. Alors que mes collègues s’étonnaient de la pauvreté de leur documentation, ils nous ont répondu benoitement que toute la documentation était en anglais et qu’il n’avaient pas trouvé grand chose qu’ils comprenaient. Exercer une profession scientifique et ne pas comprendre une publication spécialisée en anglais est plus qu’un problème, c’est un handicap.

Rédigé par dflasse

27 février 2009 à 13:52

Publié dans Humeur

Tagged with , , ,

Deliquescence de la morale ou nouvelle vigilance?

avec 4 commentaires

La litanie des “affaires” politiques et des scandales financiers semble s’emballer ces dernières années.

Les délicatesses des élus carolos furent les prémisses de la chute d’Anne-Marie Lizin. Même si certains échevins carolos se comportèrent comme de vulgaire voyous et que Lizin n’a fait que  soigner son ego, les deux comportements ont la même racine que les éditorialistes ont pudiquement nommés l’estompement de la norme. Le point commun entre Lizin et Van Gompel c’est que tous les deux sont persuadés de n’avoir rien fait de mal et de subir une chasse aux sorcières.

C’est tout aussi intéressant de voir les justifications des anciens dirigeants de Fortis qui utilisent un vocabulaire très proche de ces élus. Si Votron et Lippens se taisent et se cachent, Herman Verwilst admet que l’ego des dirigeants a pu jouer un rôle dans la suite de décisions catastrophiques sur le plan financier mais également sur le plan de la morale. Que Votron trouve normal de recevoir un tel bonus lorsqu’il fut débarqué pour sa mauvaise gestion est un autre bel exemple d’estompement de la norme. Tous disent qu’ils n’ont commis aucune erreur et que la faillite de leur politique n’est due qu’au contexte international.

La liste de ces comportements douteux révélée ces dernières années est très longue (je pense aux élus qui ne paient pas leurs impôts, aux coureurs cyclistes qui roulent de plus en plus vite, …). Il y a deux façon d’interprêter le phénomène. Soit la morale est en pleine déliquescence et cela explique tous ces dérapages incontrolés. Soit la vigilance citoyenne profite des moyens mis à sa disposition pour faire valoir son avis. Les élites sont remises en question. Auparavant, pour faire entendre sa voix, il y avait les manifestations, les grèves (qui va faire grève contre les dépenses de Lizin?), les tribunes dans les journaux (réservée à une certaine élite intellectuelle ou politique)… et c’était à peu près tout. Désormais, il faut compter avec les forums, les blogs, les pétitions en ligne qui permettent au citoyen de clamer son indignation. Je pense que l’émergence de ce cinquième pouvoir correspond à un besoin né d’une méfiance envers les élites. Le lendemain de l’émission de la RTBF Bye Bye Belgium, l’entièreté de la classe politique belge francophone criait à l’irresponsabilité en exigeant qu’on sanctionne les coupables. C’est en sentant les vents contraires soufflants dans les blogs et les forums que le discours a tourné. En quelques heures. Dix ans auparavant, cela n’aurait pas pu se produire. Cette vigilance démocratique est un outil certe dangereux mais surtout indispensable.

Rédigé par dflasse

19 février 2009 à 10:02

Publié dans Humeur

Tagged with , ,

Saint Valentin et Vendredi 13 : cauchemard du consommateur

sans commentaires

Ces derniers temps, les raisons de consommer semblent proliférer.

Ce vendredi 13, la superstition est prise comme argument de vente. La loterie nationale pousse à la consommation. On achète de l’espoir, on récolte des impôts.

Demain, c’est le How big is your love day. Le matraquage publicitaire ne tente même plus de camoufler l’opération marketing sous un vernis de romantisme. Le vendeur vous met la pression. “Si tu lui achètes rien le 14, c’est même pas la peine de rentrer coco!”

Qu’on me comprenne bien, je n’ai rien contre les gens qui veulent croire que les mathématiques les oublieront pour que ce soit enfin eux qui deviennent une anomalie statistique. Après tout, l’espoir n’a pas de prix. ce qui est grave, c’est que au 21ème siècle, la superstition est encouragée. L’obscurantisme au service du consumérisme.

Et c’est avec plaisir que je partage un bon moment seul à seul au resto avec ma femme. Ce qui m’énerve, c’est la pression publicitaire qui ne se contente pas de formater nos envies (pourquoi doit-on être romantique le 14 février???? Le 15 on se remet à roter sa bière devant le foot?), mais elle formate également nos comportements intimes. En quoi, un gros diamant, un coeur rouge, une tenue affriolante sont-ils représentatifs des comportements amoureux? Cet aspect réducteur véhiculé par les créatifs des agences de pub est tellement réducteur que c’en devient insultant. On assiste muet et vaguement complice à un nivellement culturel qui confine au fascisme (si!).

Cela dit, ma Belle, je t’aime. Et merde à Saint Valentin.

Rédigé par dflasse

13 février 2009 à 15:09

Publié dans Humeur

Tagged with , , ,

Aux fous!

sans commentaires

Selon le journal Les échos, le taux d’imposition des 400 plus grosses fortunes des états-unis a atteint 17,6 % (!!!) en 2006. La 400éme  fortune ne fait “que” 110,6 millions de dollars.

D’après Jacques Attali, la banque d’affaire Goldman Sachs a versé un bonus sensible équivament à l’aide publique qu’elle a reçue du gouvernement fédéral américain.

Selon Fons Verplaetse, ancien directeur de la banque nationale belge, la dette globale des USA dépasse de 25% la somme totale des avoirs des américains. Par avoirs, il faut comprendre l’argent, les routes, les usines, les maisons, etc.

Je me demande comment on qualifierait un gars qui verse de l’essence sur sa maison en feu qu’il a acheté avec un emprunt plus cher que la valeur de la maison.

Rédigé par dflasse

31 janvier 2009 à 11:37

Publié dans Humeur

Tagged with , ,