Phénomènes – The Happening

21 août 2008 at 09:38 Laisser un commentaire


C’est vraiment pitoyable. Cela fait des années que je n’ai plus vu un film aussi mal fichu. La presse s’était montrée tiède avec ce film mais cela démontre juste la capacité d’influence des attachés de presse. Il n’aurait jamais dû être mentionné par qui que ce soit.

La qualité principale tient à son auteur M. Night  Shyamalan qui a écrit et réalisé coup sur coup deux des films les plus enthousiasmant de ces dix dernières années: Le sixième sens et Incassable. En plus d’être bien réalisé et de bénéficier d’un jeu d’acteur très sobre, le ressort de l’intrigue était tellement bine ficelé que le spectateur ne se rendait compte à quel point il avait été roulé qu’en toute fin de film.

Ici, point n’est besoin d’attendre très longtemps pour savoir qu’on a été roulé. Et pas parce qu’on a mal anticipé l’intrigue. En effet, cette dernière est basée sur une peur aussi vieille que l’humanité et singulièrement utilisée depuis le début de la guerre froide. L’humanité est mise en danger par un ‘gaz’ qui pousse les gens  à se suicider. Bien qu’usé jusquà la corde, ce thème a récemment été exploité avec succés par Cloverfield ou par 28 jours après (voire par son excellente suite 28 semaines plus tard). On ne peut donc même pas donner comme excuse au film de s’être fourvoyé dans une histoire que tout le monde connaît déjà. D’ailleurs si c’était une excuse, comment expliquer le succès de Titanic (Le bateau coulera-t-il?)

Non, si on est abusé, c’est par le film dans son ensemble. La réalisation ferait passer Les sous-doués en vacances pour un bijou de créativité et de subtilité. Le jeu des acteurs ferait pleurer de rire méprisant n’importe quel second rôle de Derrick. Et tout est à l’avenant. Les effets spéciaux (?) doivent avoir été recyclé d’un film d’horreur des années 50 (La maison Husher?). On pourra m’objecter que c’est justement pour faire référence aux films de série B de ces années-là. Franchement c’est possible. En fait, c’est un espoir que j’ai envie d’entretenir car je trouve trop déprimant de croire qu’un auteur (quel que soit son moyen d’expression) aie une quantité finie de créativité et d’inspiration. Je m’explique. Les deux premiers films du réalisateur étaient remarquables. Ça s’est gâté avec Signes qui était mauvais mais bien réalisé. Son film suivant – Le village – était encore pire mais il restait au moins la chute spectaculaire qui avait jusque là fait la patte de Shyamalan. Je n’ai pas vu le suivant qui avait été descendu par la critique. Mais, celui-ci atteint un fond qui laisse pantois. La qualité constamment dégressive des œuvres de l’auteur fait vraiment peine à voir.

Profitez de la pluie de ce mois d’août pourri, reprenez  le travail, lisez les page nécros du journal, faites ce que vous voulez plutôt que de regarder ce navet.

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