Libéralisme public

30 septembre 2008 at 19:21 Laisser un commentaire


Depuis une trentaine d’années, on nous explique que le libéralisme est bon pour le développement, pour la croissance. Pour sauver les emplois de demains, il nous fallait des services publics plus efficaces et donc moins lourds. Pour ce faire, on a privatisé des pans entiers de l’économie (l’eau, l’électricité, les télécoms, les transports publics, etc.) Franchement, je ne suis pas sûr du tout que ce soit une mauvaise idée. Ce qui est étrange par contre, c’est qu’on privatise sans une réelle régulation. Belgacom utilise une infrastructure payée par le contribuable à la RTT dans le cadre du service public. Suez utilise des centrales nucléaires payées par le contribuable. Etc.

Pas besoin de régulation. Le marché s’autorégule. On voit ce que ça donne en Belgique où Belgacom a progressivement étranglé toute le concurrence. En effet, quel que soit le fournisseur internet, c’est Belgacom qui détient le fil qui relie votre domicile au réseau. Si Belgacom traîne un peu les pieds en cas de pépin, le client se retourne vers son opérateur qui est impuissant car il n’est pas maître de la chaîne de distribution dont le dernier amillon appartient au plus gros concurrent. Au risque de me répéter, ce fil a été payé par le contribuable mais appartient à Belgacom. C’est un peu comme si les caisses du Colruyt étaient controlées par Delhaize et que les clients avaient prépayés les caisses enregistreuses.

Donc, les investissements sont collectifs mais on les vend (donne) à une seule entreprise. Autant pour le marché. Le libéralisme est beaucoup plus confortable s’il est appliqué dans les conditions du monopole de service public. A mon sens, un marché libre devrait laisser les mêmes chances à tous. Ce qui ressort du monopole naturel (pas besoin d’un rail pour deux compagnies de chemin de fer, pas besoin de plusieurs fils télécom qui arrivent dans chaque maison, …) doit rester la propriété de la collectivité.

Aucun espoir de retour en arrière? Bien sûr que si! Si les entreprises font de grosses erreurs d’appréciation et se retrouvent au bord de la faillite, l’état peut se retrouver obligé de les nationaliser pour assurer que la continuité du service public.

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