Pineapple Express – Délire Express

8 décembre 2008 at 11:01 1 commentaire


Un oeuvre cinématographique incroyable à défaut d’être unique.

Ce film incarne une tendance difficile à comprendre pour le trentenaire amoureux de cinéma que je suis. J’ai passé une bonne partie de mon adolescence a adorer des films qui soit me touchent encore, soit ont mal vieilli, soit étaient de vraies crétineries qui parlaient à l’adolescent que j’étais.  C’est ainsi que j’ai vu le Parrain III avant de voir les deux premiers opus. C’est ainsi encore que j’ai trépigné d’impatience en faisant la queue pour aller revoir Marty McFly porter secours au Doc. La déchirure m’a subjugué et j’entends encore la musique de The Mission. MacLane m’a appris mes premiers gros mots Américains et je ne voyais  pas encore Martin Riggs comme un réactionnaire idiot et violent.

Bref, j’ai eu mon compte de navets et de bons films. Tout ceci pour dire que je suis conscient d’avoir passé l’âge d’apprécier Dark Night même si je ne comprends pas que sa violence le prive d’une partie de son public. Je me rends compte que les Beverly Hills Cops sont des bijoux de la kitchissimerie. Mais – foin de nostalgie – de là à comprendre que des gens ont investi de l’argent pour réfléchir, concevoir, produire et … aller voir Pineapple Express me laisse vraiment perplexe.

Pourtant, ce film a eu du succès. Même la critique l’a plutôt épargné. Son réalisateur est un gamin qui a fait ses armes dans le cinéma indépendant US en s’y taillant une réputation d’auteur. Bref, je m’attendais à un petit film léger pour passer un samedi soir peinard.

Je l’ai regardé jusqu’au bout. On se rend compte très vite que c’est mal joué et que le scénario a été écrit sur le coin d’un bar mais c’est le lot de tellement de film qu’on n’y prend pas garde. Au bout d’un moment, on se dit qu’on est devant quelque chose d’inédit. On se trompe. Il est juste beacoup plus médiocre que les autres. A la notable exception de Into the Wild, je n’ai rien vu de remarquable cette année. Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Il y a bien eu quelques oeuvres qui m’ont passionnées (comme récemment Transsiberian) mais rien de vraiment mémorable. Je me demande ce que la postérité retiendra de Pineapple Express. Probablement une jalon important dans l’histoire de la médiocrité culturelle. La crétinerie semble totalement assumée. C’est un métier. Quand Tarentino filme des gars qui parlent des qualités de telle ou telle dope, c’est génial. Quand c’est Pineapple Express, c’est débile. A voir. Pour étalonner son système de référence.

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