Pour l’honneur de la reine – David Weber

6 janvier 2009 at 22:51 Laisser un commentaire


Grayson a été colonisée il y a 700 ans. C’est-à-dire bien avant que les moyens techniques permettent à l’espèce humaine de se répandre en une diaspora galactique. Les colons étaient des fondamentalistes religieux soucieux de préserver leur Foi. Aujoud’hui, 2000 ans après la diaspora, la capitaine de croiseur stellaire Honor Harrington se voit confier la mission d’escorter des diplomates sur Grayson pour signer un accord de coopération afin de placer une base avancée en vue de la guerre qui couve entre la constellation de Havré et celle de Manticore.

J’ai failli ne jamais aller plus loin que le premier chapitre. Sans être un inconditionnel du Space Opera, c’est un genre que j’aime parcourrir de temps à autres. J’aime aprticulièrement les groupes humains cloisonnés dans des petits espaces et devant s’organiser loin de tout et sans réelle limite matérielle.

Le roman part très mal car le style de Weber est d’une pauvreté qui rend la lecture assez laborieuse. C’est ainsi que l’auteur enfile les clichés littéraires comme des perles de cultures. C’est ainsi qu’on a droit a des « une lueur scintilla dans son oeil valide » ou des « un sourire cruel se dessina sur ses lèvres« . Au bout de trois pages, j’en avais soupé. Malgré tout, la suite apporte de bonnes surprises comme l’analyse politique de la situations des deux constellations ou bien l’impact qu’à une femme officier supérieur dans une théocratie méprisant les femmes.

Tout est complètement gâché lorsque débutent les hostilités et les manoeuvres militaires. C’est épouvantable. On a droit a un ensemble de détails techniques sortis de l’imagination de l’auteur qui relate avec une précision … militaire le déroulement des batailles. Ces longues pages où le lecteur est baladé a des fractions de la vitesse de la lumières d’un champs de bataille à l’autre est vraiment lourd.

Deux derniers points pour achever de descendre ce bouquin. En premier lieu, lorsqu’on use d’une telle minutie pour décrire les combats dans des vaisseaux se déplaçant à des vitesses proches (ou parfois supérieures!) à celle de la lumière, je pense qu’il est vraiment idiot de se référer en permanence à la physique galiléenne. Ca n’a vraiment aucun sens. La licence littéraire est abandonnée au profit d’une foule de précisions techniques absolument impossibles. Cette précision présente égalment un double tranchant: le roman a été écrit en 1993 et le cliquètement des imprimantes matricielles dispute aux cassettes vidéo le prix de l’anachronisme. Enfin, les hauts sentiments militaires et l’abnégation des officiers datent vraiment d’une autre époque. On se croirait dans un Buck Danny du début de la série. C’est dire.

A ne conseiller qu’aux fans de Space opera en manque de Sonny et Tumbler.

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