W – Oliver Stone

1 février 2009 at 11:40 Laisser un commentaire


C’est avec un peu de dédain que j’ai entamé double you car je pensais n’y voir qu’un de ces pamphlets vindicatifs et, au final, sans intérêt. Comment avoir le recul nécessaire pour illustrer un personnage historique (si!) qui n’a pas encore quitté ses fonctions?

J’avoue avoir été très agréablement surpris. Le sujet est suffisamment difficile pour être casse gueule. Le film se déroule sur deux plan temporels qui s’entrelacent pendant près de deux heures: d’une part la préparation de la guerre en Irak jusqu’à la prise de conscience de l’échec, d’autre part, des flash back qui reprennent les instants saillants qui ont conduit W a se présenter à la course à la présidence. Rien sur 9/11, rien sur l’élection déplorable de 2000, rien après juin 2003.

L’hypothèse d’Oliver Stone est que W a souffert toute sa vie de l’ombre de son père qui mettait tous ses espoirs dans son frère Jeb plus brillant. Dès lors, il a tout fait pour démontrer à son père qu’il méritait d’être son fils. La théorie laisse un goût de psychiatrie de bazar mais il faut reconnaître qu’elle colle aux faits publics. L’hystérie collective  qui a affecté les USA en 2002 (après tout, le congrès a voté en majorité cette foutue guerre) prend une autre dimension lorsqu’on y supperpose la hantise du décideur en chef de ne pas être à la hauteur de son père.

Stone est finalement très indulgent pour Georges W. Bush. S’il est alcolo, incapable de tenir un job, faible, il est aussi capable de rebondir spectaculairement, sincère dans sa volonté de répandre la démocratie et la liberté dans le monde. Il est aussi très mal entouré entre un Donald Rumsfeld halluciné, une Condoleeza Rice amoureuse transie et un Dick Chesney machiavélique, W n’était pas à la hauteur de la situation. Le film se termine sur une apparition publique que l’on a tous vu où W est complètement désarçonné par une question d’un journaliste qui lui demande quelle place il pense laisser dans l’histoire. Cette scène donne un reflet tragique à un homme qui réalise qu’il gardera l’infamie de la médiocrité associée à sa présidence.

A noter la prestation stupéfainte de l’acteur Josh Brolin qui -bien qu’il n’a que peu de ressemblance avec W- nous fait oublier le visage d’un gars qu’on a vu quotidiennement pendant 8 ans.

Publicités

Entry filed under: Cinéma. Tags: , , .

Aux fous! Volbeat – Guitar Gangsters & Cadillac Blood

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Trackback this post  |  Subscribe to the comments via RSS Feed


Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire a ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par e-mail.

Rejoignez 9 autres abonnés

Archives

Blog Stats

  • 43,871 hits

Paperblog


%d blogueurs aiment cette page :