Juliet, naked – Nick Hornby

3 avril 2011 at 09:25 1 commentaire


J’ai failli refermer définitivement le bouquin au bout de quelques pages. Comme beaucoup, j’avais adoré Haute fidélité qui reste un trophée à poser sur toutes les bibliothèques des lecteurs occasionnels aux plus compulsifs.
J’ai failli le reposer car, comme beaucoup, Nick Hornby m’a énormément déçu. Chacun de ses livres semblait un peu moins bien que le précédent. Comme s’il avait puisé tout son talent du puit et qu’il se voyait réduit à pomper le fond de la nappe phréatique pour assurer sa subsistance. C’est par pure nostalgie que je tente de temps à autres de me confronter à la déception pour relire un de ses textes.
Ce n’est pas uniquement par pur nombrilisme que j’évoque ceci mais parce que c’est précisément la raison qui m’a poussé à en poursuivre la lecture. Un des thèmes développés dans Juliet Naked repose précisément sur l’espoir d’un fan que son idôle lui fasse l’aumône d’une nouvelle création.

Tucker Crowe est un musicien des années 80 complètement retiré du circuit qui fait l’objet d’un culte que lui vouent une poignée d’admirateurs en se livrant sur des forums internet à l’exégèse des textes les plus obscurs de l’artiste retraité.

C’est un aspect du roman fort bien pensé. Chaque artiste ou groupe semble semer un sillage plus ou moins profond de spécialistes qui vivent plus de l’image qu’ils se font de l’artiste par le biais de leur ressenti de leur oeuvre que l’artiste lui-même. Ce dernier ne maîtrise plus son oeuvre une fois celle-ci rendue publique. Qu’on songe à tous les livres, émissions, biographies des Beatles, de Gainsbourg, voire même de médiocres has been façonnés, broyés et recrachés par la télé-réalité.

Un autre versant du roman repose sur le phénomène des couples qui se nouent sur internet. Je peux me tromper mais, étrangement, aucun auteur ne s’était penché sur les rencontres virtuelles. Il est déconcertant de voir le nombre de gens de tous âges qui vivent une vie de couple épanouie qui se sont rencontré par le biais d’un moyen de communication qui était encore confidentiel voici quinze ans.

Juliet naked n’est pas Haute fidélité mais c’est une lecture fort agréable. C’est assez rare pour ne pas passer à côté.

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Un commentaire Add your own

  • 1. Confiteor de Jaume Cabré  |  31 octobre 2013 à 12:46

    Ton blog est agréable à lire, merci pour tout ce travail. Pour ce qui est du livre, ça me tarde de le découvrir.

    Réponse

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