Posts tagged ‘consommation’

Suremballage – pétition


Cela ne rate jamais. Après la file dans le parking bondé du Colruyt, la file à la caisse, le chargement des courses, le rangement du frigo et le garnissage des étagères, il reste toujours une dernière corvée pour ponctuer le samedi matin. La corvée la plus inutile et probablement la plus coûteuse (normal si elle est inutile): il faut jeter tous les emballages à la poubelle. On tasse les plastiques qui recouvrent les bouteilles, on plie les cartons qui protègent les tubes de dentifrice, on tasse, on pousse, on grogne… pour quoi faire? Il paraît que le consommateur veut de beaux emballages colorés. Pas moi.

Les chiffres concernant le suremballage sont démesurés.
Comment agir ?
Désormais, tout le monde a le droit de proposer une pétition au parlement européen sous condition d’avoir un million de signatures.
Ca n’a encore jamais été fait par un citoyen européen ? Et bien, faisons-le !
– Après avoir distingué emballage et suremballage,
– Après avoir proposé une action rectificative pour les pratiques industrielles et commerciales,
– Après avoir créé le texte de la pétition sous la forme juridique appropriée et l’avoir traduit dans le plus de langues européennes possible, nous l’amènerons au parlement européen.
Créé sur FaceBook, le groupe contre le suremballage est totalement apolitique.
Nous avons besoin de tout le monde. Chaque signature compte. Chaque signataire aura concrètement contribué à faire bouger les choses.

Signez la pétition!

16 mai 2010 at 11:55 3 commentaires

Haro sur Henry?


La gestion  du dossier Citta Verde à Farciennes me semble emblématique de deux conceptions fondamentalement différentes de pratiquer la politique (de gérer la cité au sens étymologique).

D’un côté l’ensemble du PS Carolo villipende la décision de Philippe Henry (Ecolo) pour sa décision concernant l’annulation du permis pour le gros projet immobilier à finalité commerciale ‘Citta Verde’ à Farciennes. Le promoteur (privé) du projet a des mots moins durs que Magnette (PS – Carolo) qui a qualifié Henry d’amateur. Le collègue (!) d’Henry Paul Furlan (PS – Carolo) au gouvernement régional  a enjoint les bourgmestres, promoteurs, citoyens à inonder le cabinet Henry de recours.

Je peux comprendre que le promoteur soit énervé. Je peux comprendre que les responsables communaux des environs de Farciennes soient en colère. On vient de leur retirer leur jouet qui pourrait rapporter gros à la commune. J’ai beaucoup plus de mal à comprendre les propos de Magnette et Furlan que j’ai connu plus inspirés.

J’ai mon opinion sur le projet. Sans être docteur en économie, croire qu’on peut créer ex nihilo 1500 emplois dans la distribution me parait hautement illusoire. Allez demander aux commerçants du centre ville à Mons ou à Charleroi (!) ce qu’ils pensent des Grands-prés ou de Ville 2. Le pouvoir d’achat global de la population n’est pas extensible et ce n’est pas créer de nouveaux commerces qui va créer de nouveaux acheteurs. Donc, en gros, on va simplement déplacer l’emploi et les consommateurs à Farciennes. Ce qui, je le répète, est une manne inespérée pour les finances de Farciennes. Le hic, c’est que la déclaration de politique générale (DPR) qui est l’équivalent de l’accord de gouvernement pour la coalition régionale stipule clairement qu’il faut évaluer l’intérêt de tout nouveau projet commercial en terme d’aménagement du territoire. Désertifier les villes où se trouvent les noeuds de communications pour envoyer les emplois et les clients à perpette les bains de pieds (Désolé pour Farcienne mais ce n’est pas précisément une métropole) n’a aucun sens en terme de développement, d’environnement et de sécurité (une ville sans passant devient vite un coupe-gorges).

Cela dit, mon opinion ne compte pas. Henry a été désigné responsable pour l’aménagement du territoire Wallon. Il a rempli son job en suivant à la lettre la DPR dans le cadre de ses compétences (ce que ne fait pas Furlan)

Deux manières de faire de la politique: le clientélisme et le sous-régionalisme du PS contre l’application des règles et la vision à long terme d’Ecolo.

Un dernier mot. Je n’ai plus regardé la télévision depuis jeudi mais le reportage de jeudi sur la RTBF quand le ‘scandale’ a éclaté m’a laissé perplexe. On y voyait Rudy Demotte (PS) qui entrevoyait la possibilité de ‘réétudier’ le dossier (de désavouer la décision de son ministre compétent),  on y entendait le promoteur éructer que le ministre Ecolo était contre la création de 1500 emplois, et on devinait Henry (un grand communicateur) minauder timidement que c’était comme ça. Na.

Cela fait longtemps que je m’insurge contre la dérive de la ligne éditoriale de la RTBF mais ces derniers temps, le tempo semble s’accélérer. On a vu pendant 25 minutes des reportages sans intérêt (et toi mon petit, tu aime bien la neige?) sur la neige qui bloquait la circulation. On a vu des louanges pour Justine Hénin qui a repris le boulot. On a vu des torrents d’émotion à Haïti et à Liège (en quoi la tristesse et le recueillement des familles sont de l’information. La RTBF confond émotion et information). Et, en ce qui concerne Citta Verde, on a vu des déclarations incendiaires sans aucune (!) mise en perspectives des propos tenus par chacun des intervenants.

15 février 2010 at 11:43 1 commentaire

Les tribulations d’une caissière – Anna Sam


Voici quelques années, j’avais lu dans un magazine un article sur cette caissière qui du haut de son bac+5 portait un regard décalé sur son métier. Je m’étais dit que l’angle  était vraiment intéressant. Je le pense toujours bien que je sais maintenant qu’un bon sujet ne suffit pas à faire un bon livre.

Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un livre à proprement parler mais d’un blog imprimé. La nuance pèse lourd dès les premières pages. Il n’y a pas de fil conducteur, le ton est direct et le propos ne s’appuie sur aucune trame solide. Anna Sam enfile  des tranches de vie et des coups de gueule mais elle n’écrit pas de livre. Bien qu’elle ne cesse de mettre en exergue la licence en littérature, son style est d’une pauvreté agaçante. Mais  là ne réside pas la vraie faiblesse du bouquin. En effet, si ses expériences vécues dérrière une caisse peuvent parfois toucher, le ton reste désincarné. Elle passe très vite sur les raisons qui l’ont poussé à prendre ce job et surtout à le garder huit ans alors qu’elle se plaint  à longueur de pages de la frustration de n’être qu’une caissière. Le complexe d’infériorité qui se dégage n’a d’égal que la vague mysanthropie qu’elle éprouve envers ses clients ou ses supérieurs hiérarchiques. Elle déverse ses flots d’amertume sur tout le monde excepté ses collègues. On ne comprend pas qu’elle garde un job aussi pourri aussi longtemps avec un si beau diplôme. On le comprend d’autant moins qu’elle ne parle à aucun moment des caissières si ce n’est pour dire que c’est un métier difficile et que tout le monde les déteste. Surtout elle. Selon elle, passer du statut de caissière à celui d’auteure est comme passer du stade de la chrysalide à celui de beau papillon. Un conte de fée. Une dissonance entre le propos du livre et sa conclusion qui le rend d’autant plus supportable. Cette Anna Sam est un des rare auteurs avec qui je n’aimerait pas discuter plus avant de son oeuvre. Après avoir lu son bouquin, j’ai l’image d’une femme aigrie et mal dans sa peau qui fait passer tous les clients pour des goujats, des bêtes ou des abrutis. Si on la suit, seule Anna Sam est à sauver lors du prochain déluge.

12 juillet 2009 at 16:07 3 commentaires

Industrie du divertissement


Un article sur l’excellent Blog politique m’inspire quelques réflexions

Pendant des décennies, l’industrie du divertissement a multiplié les supports en nous faisant racheter plusieurs fois les mêmes disques. Si vous aviez acheté Sgt Pepers en vinyle en ’68, vous pouviez le racheter en CD 20 ans plus tard. Beaucoup plus cher. Pendant la période où les CD et les vinyles cohabitaient dans les étalages des disquaires, les CD coutaient 50% plus cher. On a vécu la même chose avec les DVD qui ont replacé les VHS. Comment a-t-on pu nous vendre plusieurs fois les mêmes droits d’auteur de plus en plus cher?

A droit d’auteur égal, pourquoi un disque de Madonna vendu à des millions d’exemplaires est-il vendu au même prix que celui d’un obscur artiste local? Les économie d’échelle devraient rendre le disque de Madonna beaucoup moins cher. Si c’est par pure logique de marché, pourquoi les lobbies des majors insiste-t-il si lourdement sur la sauvegarde de la création artistique? Pourquoi sont-ce toujours les mêmes rentiers de la musique (ceux dont la réputation est établie depuis longtemps) qui servent de porte-drapeau à ces mêmes lobbies? Les artistes sont-ils un groupe homogène qui ont tous le même avis que Goldman, Halliday ou Bruel?

Ensuite, la technologie a complètement et très brutalement changé le rapport de force. Pourquoi la seule possibilité réaliste de voir un film de manière légale est de l’acheter? Je sais qu’il y a les videothèques, mais qui ont un choix tellement restreint qu’elle ne sont qu’un pis-aller. Si vous voulez voir la dernière saison de Lost, vous DEVEZ l’acheter. Peu d’entre vous la regarderont des dizaines de fois. La technologie permettrait facilement aux studios de distribuer des films en location par internet. Victime de sa cupidité, elle n’a pas su s’adapter et les consommateurs ont pris d’autres habitudes.

Ça ne va pas être facile de faire rentrer le dentifrice dans le tube.

16 mars 2009 at 10:13 Laisser un commentaire

Vitesse généralisée


C’est un concept développé en 1973 (!) par Ivan Illich que je trouve particulièrement intéressant. Il remet en question la notion de vitesse d’un véhicule. Tout le monde sait que la vitesse est le rapport entre la distance parcourue et le temps passé à la parcourir. Il s’agit d’une mesure scientifique simple à comprendre. Elle est mise en valeur par tous les constructeurs automobile.

La vitesse généralisée est une approche plus globale de la vitesse. La distance parcourue est une donnée factuelle qu’on ne peut remettre en question (la distance entre deux points n’est pas discutable). Par contre, la formule permettant de calculer la vitesse généralisée  prend en compte non seulement le temps mis pour parcourir la distance mais également le temps qui fut nécessaire pour se donner les moyens de la parcourir. C’est à dire le temps passé à travailler pour pouvoir payer les frais engendrés (achat, entretien, carburant, … ) par le véhicule utilisé pour faire le trajet.

D’un point de vue mathématique, la formule est inattaquable. D’un point de vue psycho-sociologique, elle est tellement à contre-courant de notre mode de vie qu’elle apparaît comme une lubie de physicien écolo (tendance pull qui gratte et lait de chèvre).

Ce qui est vraiment remarquable, c’est que le développement mathématique démontre que la vitesse maximale d’un véhicule ne dépend en aucune manière des capacités mécaniques de la voiture mais uniquement de données socio-économiques. On peut simplifier la formule de cette manière:

Ce qui signifie qu’il n’y a que deux manière de rouler plus vite: gagner plus ou utiliser un véhicule qui coûte moins au km!

Cela démontre également que les arguments mis en avant par les constructeurs automobiles sont en trompe l’oeil. Ils vendent des concepts marketing basés sur la vitesse de pointe symbôle de statut social. Mais en aucune manière, ils ne vendent un véhicule permettant de se déplacer rapidement! Un court exemple développé par Ekopedia

La vitesse généralisée d’une automobile

Illich a introduit en 1973 (dans Énergie et équité) la notion de vitesse généralisée d’une voiture en incluant le temps passé à travailler pour supporter le coût de cette automobile.

En France, la distance moyenne parcourue par une automobile est de 14.000km/an. Le coût annuel moyen est de 5000€/an, soit 420 heures de travail (le salaire moyen français étant de 12€/h).

Un individu qui roule en moyenne à 50km/h se déplace donc pendant 280 heures. Si on intègre le temps de travail pour financer la voiture, on arrive à une vitesse généralisée de 20km/h (14000km / (280h+420h)).

Même un individu qui roulerait constamment à 130km/h et réaliserait ainsi ses 14.000km en 110 heures, se déplacerait à une vitesse généralisée de 26km/h!

Ekopedia.org

9 mars 2009 at 10:14 1 commentaire

Saint Valentin et Vendredi 13 : cauchemard du consommateur


Ces derniers temps, les raisons de consommer semblent proliférer.

Ce vendredi 13, la superstition est prise comme argument de vente. La loterie nationale pousse à la consommation. On achète de l’espoir, on récolte des impôts.

Demain, c’est le How big is your love day. Le matraquage publicitaire ne tente même plus de camoufler l’opération marketing sous un vernis de romantisme. Le vendeur vous met la pression. « Si tu lui achètes rien le 14, c’est même pas la peine de rentrer coco! »

Qu’on me comprenne bien, je n’ai rien contre les gens qui veulent croire que les mathématiques les oublieront pour que ce soit enfin eux qui deviennent une anomalie statistique. Après tout, l’espoir n’a pas de prix. ce qui est grave, c’est que au 21ème siècle, la superstition est encouragée. L’obscurantisme au service du consumérisme.

Et c’est avec plaisir que je partage un bon moment seul à seul au resto avec ma femme. Ce qui m’énerve, c’est la pression publicitaire qui ne se contente pas de formater nos envies (pourquoi doit-on être romantique le 14 février???? Le 15 on se remet à roter sa bière devant le foot?), mais elle formate également nos comportements intimes. En quoi, un gros diamant, un coeur rouge, une tenue affriolante sont-ils représentatifs des comportements amoureux? Cet aspect réducteur véhiculé par les créatifs des agences de pub est tellement réducteur que c’en devient insultant. On assiste muet et vaguement complice à un nivellement culturel qui confine au fascisme (si!).

Cela dit, ma Belle, je t’aime. Et merde à Saint Valentin.

13 février 2009 at 15:09 Laisser un commentaire

Lettre ouverte à Samsung Belgique – Plainte


Monsieur,

C’est avec résignation que je prends la plume pour vous faire part de ma colère.

En novembre 2008, je vous avais fait parvenir la plainte suivante par email à info@samsung.be

Le 6/11/2008 nous avons constaté que notre frigo Samsung (RL44QCI51) acheté pour 878 € le 13/07/2007 au magasin Eurocenter (implantation de Ath, B-7800) était en panne. Le lendemain (le 7/11/2008), nous avons pris contact avec votre service après-vente qui a conclu à ce qu’un technicien allait nous contacter pour prendre rendez-vous pour examiner le problème technique.
Après plusieurs rappels, un technicien s’est finalement présenté le 19/11/2008 (soit 12 jours après avoir signalé le problème à votre service!!!) pour conclure que le frigo devait être remplacé. Nous avons reçu le RMA 3011905772.
Toujours sans nouvelle, nous vous avons contacté hier (le 24/11/2008 ) pour savoir où en était le dossier. Nous nous sommes fait entendre qu’il nous fallait contacter le service BSV qui n’a pas su non plus nous répondre. Aujourd’hui (26/11/2008), nous avons repris contact avec vos services qui n’ont pu nous éclairer plus avant. Ils nous ont conseillé de prendre contact avec Eurocenter pour qu’ils fassent un geste commercial.

Nous en avons assez  de nous faire balader entre différents services. La société responsable vis-à-vis de nous est Samsung et personne d’autre. Que vous sous-traitiez à BSV ou à un distributeur n’est pas de notre fait. Vous êtes en charge du service après-vente et nous sommes clairement devant un problème de votre compétence. Cela fait 19 (!) jours que vos services savent que nous sommes sans frigo et, malgré nos efforts et notre patience, nous n’avons toujours pas obtenu une date de livraison du frigo de remplacement! Les fêtes de fin d’année approchent et nous ne savons pas quelels dispositions prendre. Nous exigeons une information claire et des engagement fermes afin de mettre un terme à cette situation intolérable pour un frigo de ce prix (878 €!).


N’ayant reçu aucune nouvelle de la part de Samsung, je les ai contacté pour m’entendre dire que le courriel n’avait pas été traité.

Après de nombreux contacts téléphoniques supplémentaires, j’ai fini par recevoir un nouveau frigo le 30 décembre 2008 (soit près de deux mois après avoir rapporté la panne). Il s’est avéré que ce frigo était d’un modèle d’une gamme inférieure (RL40 au lieu de RL44) auquel il manquait de nombreuses options qui avaient motivé notre choix lors de l’achat (taille, consommation, compartiment spécifique pour la conservation des légumes).

J’ai donc recontacté votre service après-vente où après de nombreux échanges téléphoniques, on m’a proposé le choix suivant ce 4 février 2009 (soit 3 mois après la panne):

  • Soit je garde le RL 40 avec ses options manquantes.

  • Soit on me reprend le RL40 et, au bout d’un moment indéterminé, j’aurai une note de crédit à faire valoir chez mon revendeur.

Dans le dernier cas, nous nous retrouverons une nouvelle fois sans réfrigérateur ni congélateur pour une période laissée à la discrétion de vos services.

De guerre lasse, nous abandonnons la partie et choisissons la première option.

Si on accumule la perte occasionnée par les victuailles perdues lors de la panne, les désagréments causés par 8 semaines sans réfrigérateur, les nombreux coups de téléphones et l’obtention d’un réfrigérateur dont la valeur en magasin varie de 550 € à 697 €, j’estime que l’achat du RL 44 en juillet 2007 nous a coûté plus de 500 € pour 15 mois d’utilisation!

En tant que consommateur, je trouve cette situation déplorable (je n’utilise pas l’adjectif « inacceptable » puisque je me vois contraint de l’accepter). Si cette mésaventure influencera mon comportement de consommateur dans le futur, elle apportera également un éclairage sur mes achats professionnels en tant que responsable d’un département informatique.

Recevez, monsieur, l’expression de mes sentiments les mieux choisis,

6 février 2009 at 14:37 82 commentaires


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