Posts tagged ‘Tropper’

Pertes et fracas – Jonathan Tropper


Tropper m’a mis les larmes aux yeux avec son Livre de Joe. Tropper est un surdoué de l’écriture et, comme beaucoup de surdoués, c’est aussi un paresseux. Pertes et fracas est le troisième livre que je lis de lui et je ne cache pas une certaine lassitude envers ses personnages interchangeables partageant les mêmes failles et le même sens de la répartie.

Dans le Livre de Joe, un écrivain à succès revenait dans son bled d’origine pour faire face à son passé et apaiser ses relations avec son père mourant et l’amertume de son frère. Dans son second roman (Tout peut arriver), un jeune Yuppie se démenait avec un père fantasque et un frère simple d’esprit. Dans Pertes et fracas, un jeune chroniqueur à succès (je vais finir par croire que tout le monde est jeune et riche à NY) fait face à son veuvage, à un beau fils qui pourrait être son frère, une soeur jumelle en pleine crise de couple et un père qui perd la boule.

On a tous ses obsessions mais je trouve plus que dommage de gâcher un tel talent à ressasser perpétuellement la même histoire. Car Tropper à un talent fou. On lit ses 400 pages en un clin d’oeil mais sans ressentir autre chose qu’un vague sourire qui vient flotter par moment sur nos lèvres lorsque le narrateur lâche une observation particulièrement bien ciselée.

J’ai l’impression que Tropper est victime d’une sorte de Syndrôme Nick Hornby. Hornby avait écrit un magnifique Haute Fidélité (jetez-vous sur ce livre si vous avez la chance de ne pas encore l’avoir lu) mais, au fil de ses romans, la qualité se dégrade quasi continuellement et chaque opus est plus ennuyeux que le précédent.

Dommage.

Publicités

25 août 2009 at 18:37 8 commentaires

Tout peut arriver – Jonathan Tropper


Bon, j’admets que je n’ai pas trouvé le nom de mon blog complètement par hasard. La vérité c’est que j’ai ce livre sur mon étagère depuis plusieurs mois. La raison pour laquelle j’ai trainé à en entreprendre la lecture est son prédécesseur. Le livre de Joe (c’est son nom), du même auteur, est un roman bouleversant et drôle à la fois qui a tracé un heureux sillon dans ma façon de percevoir les choses. A lire absolument. Je suis stupéfait que ce livre n’est pas plus connu. Si vous avez aimé Haute fidélité de Nick Hornby, vous adorerez.

Donc, j’avais peur de lire un autre livre de Tropper. Peur d’être déçu mais excité à l’idée de retrouver cette écriture vivifiante et pleine d’humour. Je dois reconnaître que le bilan est mitigé. Le livre est excellent et Tropper n’a rien perdu de style mais j’ai la sensation que le souffle du roman est moins maitrisé. Peut-être est-ce dû à mes hautes espérances. Là où j’avais eu les larmes aux yeux en refermant le livre précédant, je n’ai eu que (!) la satisfaction qu’on éprouve en refermant un bon roman. Une émotion pour le premier, un souvenir pour celui-ci.

Les thèmes abordés sont assez proche à ceux du  Livre de Joe: un homme à qui tout réussi n’est pas heureux pour autant et c’est en faisant la paix avec un passé trop longtemps oblitéré que vient la délivrance. C’est une célébration des liens familiaux, une lutte contre le destin, une acceptation du pardon et une lutte contre soi-même pour trouver le bonheur. C’est assez ravigotant et je vous le conseille sans hésitation mais uniquement si vous avez déjà lu le Livre de Joe.

3 septembre 2008 at 10:51 2 commentaires

Kafka


Je travaille pour la Spandler Corporation. Nous sommes une entreprise au capital de trois millions de dollars, implantée dans douze états. Nous sommes riches de cinq cents employés et réputé à travers le pays entier comme leader dans notre secteur d’activité. Nos clients comptent énormément sur nous. Nous ne produisons rien. Nous ne vendons rien. Nous n’achetons rien. Si nous n’existions pas, Kafka aurait dû nous inventer.

Jonathan Tropper

1 septembre 2008 at 22:31 Laisser un commentaire


Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire a ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par e-mail.

Rejoignez 9 autres abonnés

Archives

Blog Stats

  • 44,160 hits

Paperblog