Posts tagged ‘guerre’

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates – Mary Ann Shaffer, Annie Barrows


Un roman fort désuet tant dans la forme que dans le fond malgré un thème intéressant.

Le roman se situe en 1946 dans l’île anglo-normande de Guernesey. Le lieu est particulièrement bien choisi car, à l’exception du film ‘The others‘ qui y fait brièvement référence, ces îles sont les seules qui furent soumises au joug nazi.  Les auteures peuvent donc illustrer un pan méconnu de l’occupation au fil des nombreux flashback propre aux romans épistolaires.

C’est en effet la forme littéraire qui suscite la première surprise et la première déception. Je n’ai en tête que les Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos qui utilise la même ficelle du recueil de correspondance fictive entre les divers protagonistes. C’est un choix singulier (voire courageux) à une époque où les sms ont supplantés les missives mais elle se conçoit dans un roman situé après-guerre. Cela n’empêche pas le texte de sembler fort daté au lecteur.

Si j’ai vraiment été séduit par la fluidité du récit et l’éclairage nouveau et bien documenté sur une période méconnue de l’Histoire, je ne peux qu’exprimer mon incompréhension pour la manière dont le thème est abordé (au-delà de la forme du roman). En effet, le romantisme fleur bleue et  les personnages caricaturaux semblent sortir tout droit d’un dix-neuvième siècle idéalisé par une jeune fille tenue à l’écart du monde par des parents amish. Alors qu’on est sensé pénétrer l’intimité d’une correspondance multiple où les intrigues historiques et romanesques se nouent, on n’est témoin d’aune passion. Tout au plus, l’héroïne est-elle « gaie » lorsque l’objet de son amour secret lui « jette un regard ». De même, elle est « révoltée » par les exactions nazies. Tout est à l’avenant. C’est plat et sans chair. Les Liaisons dangereuses (publié en 1782) étaient autrement moins prudes. Les Hauts de Hurlevent (1847) nous plongeait fort explicitement dans les tréfonds de l’âme humaine. On nage ici en plein roman Harlequin haut de gamme.

La large couverture médiatique et les bonnes critiques ont largement influencé mon achat. Cela prouve une fois de plus que je suis trop influençable et que les seuls conseils que je devrais suivre sont ceux de mes amis. Si je n’en regrette pas la lecture, le livre est largement surévalué. Il fera néanmoins le bonheur des producteurs hollywoodiens en mal de bluette pour un public au coeur d’artichaud.

14 avril 2010 at 14:45 1 commentaire

Gaza


Le conflit Israelo-Palestinien m’emmerde.

Les deux protagonistes ont de bonnes raisons pour avoir avoir des objectifs divergents qui ne peuvent que dégénérer en antagonisme profond. Lorsque les deux parties ont raison, à moins d’être obtu, il est quasi impossible d’adopter une position tranchée en faveur de l’une ou de l’autre. C’est pourquoi la litanie de morts de haines et de sang que j’entends quotidiennement depuis mon enfance m’emmerde. Les haines religieuses sont les plus tenaces et les haines nationalistes les plus irrationnelles. Lorsqu’il y a conjugaison des deux, on se retrouve dans un processus que la diplomatie et la raison ne peuvent endiguer.

Un simple coup d’œil à la carte du moyen orient nous fait comprendre pourquoi Israël ne peut pas baisser la garde.

La manière dont sont entassé des population qui étaient sur ces terres depuis des siècles est scandaleuse. Les palestiniens sont massés les uns contre les autres sur une bande de terre à peine plus grande qu’une ville. Les déplacements sont contrôlés par une armée hostile et supérieurement équipée. Ces contraintes annihilent toute forme d’économie structurelle.

Malgré tout cela, ce que je ne comprends pas après toutes ces années, c’est le manque de discernement des politiciens locaux. La plupart de la classe politique Israelienne ainsi qu’un majorité de la population est favorable à un état palestinien indépendant. Seul l’intransigeance du Hamas fait obstacle à la concrétisation de ce projet. Le Hamas est né sur le terreau  de la colère et de la frustration des populations arabes privées de tout et constament humiliées. Le Hamas propère à l’abri des murs construits par Israel. Il cristalise le malheur engendré par le conflit. Pour faire face à cette situation politique, que fait Israel? Elle bombarde des hopitaux et envoie des chars. Même si seuls les membres du Hamas étaient victime de la force de frappe de l’armée israelienne, les politiciens croient-ils vraiment qu’on peut éradiquer un sentiment de haine en éliminant les membres du movement politique qui le porte? Ca me parait idiot et dangereux.

30 décembre 2008 at 10:30 1 commentaire

La guerre


Combien de ces jeunes savaient pourquoi ils partaient à la guerre? Une chose était sûre et l’avait toujours été: quelqu’un en tirait profit. Et ce quelqu’un était ailleurs, dans un endroit où il n’entendait jamais les hurlements des blessés ni ne regardait un jeune mourir. Pour quoi? Pour la liberté? Pour l’accroissement du profit?

Thomas Savage – Rue du Pacifique

19 novembre 2008 at 19:39 Laisser un commentaire


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